lundi 7 décembre 2009

Bientôt Noël, ça brille

Allez comme promis, je vous livre un nouvel article. Au moment où j'entame sa rédaction, il est 2h25 du matin. À vrai dire, je n'ai pas pu m'en occuper durant les heures de boulot et le soir, je fus pris dans le cercle vicieux de la discussion au bar en compagnie d'un Japonais qui a commandé 3 bouteilles de vin blanc d'Italie, ce qui a pu m'attaquer légèrement. Au moins, je recrée le mythe du salaryman qui va boire après le boulot. Ca fait partie de l'expérience, ne me jugez pas s'il-vous-plaît ! Je tente l'immersion, et ça passe par ce genre de phases. T'façon, vous faites de l'occidentalisme, et regardez tout ça avec des yeux condescendants d'européen sûr de son bon droit.

Bon, pour vous apaiser, je vous mets quelques photos et un film visant à vous faire partager l'expérience de Shibuya avec ses multiples écrans.



Bref, donc je reprends où j'en étais. Je voulais parler de la journée de dimanche. Elle me semblait intéressante parce que j'ai bougé dans différents endroits et j'ai pu voir les décos de Noël. Ouais et surtout ça me permet de vous montrer un bout de certains quartiers qui n'ont pas souvent l'honneur de me voir débarquer. Faute de temps, et tout. Enfin y'a plein d'excuses pour expliquer tout ça, vous savez. Après coup, c'est toujours plus facile. Genre on jette un oeil en arrière, on trouve une bonne raison, on s'arrange pour que ça colle et surtout on a l'air le plus convaincant possible. On l'a tous fait au moins une fois, vous savez très bien de quoi je veux parler. Oh si monsieur, ça ne sert à rien de nier. D'ailleurs ton nez s'allonge, vilain menteur.

Bon, je me suis encore perdu. C'est à cause de vous tout ça. Vous me lancez sur d'autres sujets et après, je sais même pas de quoi j'étais censé parler. Non mais c'est nul quoi. Déjà, ça vous emmerde et ça m'emmerde aussi parce que je me perds dans tout ce charabia. Là par exemple, je suis complètement paumé au niveau de ma pensée. C'était pourtant clair quand j'ai entamé ce message. Il était 2h25, souvenez-vous. là d'ailleurs, il est 2h48 mais j'ai pour excuse d'avoir envoyé des mails et d'avoir lu quelques articles du Monde. Que voulez-vous, il n'y a pas d'heure pour se tenir au courant. Et puis bon, le bêtisier des gardiens ou un truc dans le genre, faut avouer que c'est quand même vachement intéressant. Et pas besoin d'aimer le foot pour ça, il suffit de se laisser porter par les images. Genre lobotomisation. La star'ac et tout, pas besoin de réfléchir, les images te mâchent le travail. C'est cadeau, c'est tout prêt.

DONC je disais. Dimanche. Oui dimanche donc, je dois retrouver Osanne et Jérémie (les compagnons d'une aprem à Ueno, souvenez-vous). Evidemment, entre Osanne qui apprend à faire des gâteaux japonais le matin, Jérémie qui a son dernier match de foot au Japon et moi qui veut dormir, il s'ensuit logiquement que nous ne nous retrouvons qu'à 16h30 devant le Yodobashi d'Akihabara.

Pourquoi à nouveau Akihabara ? Parce que je devais aller acheter un appareil photo et un caisson en plastique autorisant les photos sous-marines pour ma cousine. Et puis d'abord, ça ne vous concerne pas (à part pour toi, cousine. Et pour les parents, ils ont un droit de regard quand même. Je veux bien inclure la soeur à la limite, et Thomas parce qu'il lit encore le blog. Mais c'est tout. Ok Papy et Mamie alors. Mais pas plus. Non. Non c'est non). Donc, au Yodobashi, je fais mes achats en profitant de la réduc que j'obtiens grâce à la carte du magasin que j'avais prise la dernière fois. Et hop, 450€ de claqué. C'est tellement facile. Vivement que je sois riche, pour que cela n'ait pas de répercussions.


Après cet intermède électronique, nous décidons d'un commun accord d'aller à deux stations de là, à Tôkyô (nom de la gare) pour aller voir le marché de Noël. Après avoir enfin trouvé le forum de Tôkyô après quelques minutes de marche, on part à la recherche du fameux marché qui semble bien caché alors. Tellement bien caché que même les membres du staff ne savent pas de quoi je leur parle. Ah bah bien

Oui parce qu'il y a une longue file de JaponaisES (exclusivement), rangées tout bien comme il faut le long de la baie vitrée et qui n'attendent que le signal du mec du staff pour avancer. Mais avancer comme il se doit, c'est-à-dire en opérant un virage large, toujours bien en ligne, sans trop de bruit et aucune précipitation. Pas de bordel, de gens qui doublent, de file d'attente qui se transforme en amas d'êtres humains, non là tout se fait comme il faut. Le mec dit stop, les dames s'arrêtent et attendent. Pas compliqué.

Bon on découvre un peu plus loin qu'en fait le marché de Noël ne commençait que vendredi prochain. Et s'appelait officiellement le marché de Strasbourg. Ah l'influence française. Remarquez, les Japonais sont très fiers d'être les premiers à goûter le Beaujolais Nouveau. Et même que ça vaut cher ici, une bouteille de Beaujolais Nouveau. Attends hé.

On décide donc de continuer un peu plus loin. Y'a le Jérémie qui est pris par le temps parce qu'il doit rendre son appart. Le truc du ménage. 5 jours avant son départ, à la japonaise quoi. Donc bon, il ne nous reste qu'une heure et demie pour profiter de la journée. Se pose alors la question de la suite à donner à cette fin d'aprem: bar ? Izakaya ? Restau ? Promenade ?

En bon esprit de conciliation, on opte pour une solution qui laisse la chance à différents courants. Le courant traditionnel qui privilégie un certain standing dans la forme (i.e. le restau) ou le courant pragmatique qui va droit au but et regarde au porte-monnaie (i.e. le McDo et consorts, vite fait, pas cher et bon quoi qu'on en dise). Cela se traduit donc par un tour du quartier de Yurakucho, plus au sud de la gare de Tôkyô. Et si aucun restau ne nous convainc, direction le Wendy's ou le McDo. Et effectivement, dans ce quartier huppé, les prix des restos ont vite fait de nous faire fuir. Ce sera donc le Wendy's et son burger au bacon comme on en rêve tous les jours. Ouais ouais rien que ça.

Bon après avoir pris le temps de discuter dans ce lieu à l'identité fortement marquée, nous repartons vers la gare. Il est temps de relâcher Jérémie qui se doit de repartir vers chez lui. Il ne reste donc qu'Osanne pour m'accompagner. Direction le bar "300" dont le concept est simple et fort sympathique. Il ne consiste sûrement pas à diffuser le film 300 à longueur de journée, loin de là. Non non non. En réalité, comme son nom l'indique (à peu près quoi), dans ce bar, tous les cocktails sont à 300 yens (2,25€). Ce ne sont pas des grands verres mais au moins la palette de choix est variée. Et en plus, j'ai deux tickets conso de la dernière fois à utiliser. Une bonne excuse pour y aller.

Contrairement au vendredi soir où on avait été avec Maxime (juste avant Tsukiji), il n'y a pas grand monde ce soir-là. Au moins, on a de la place pour discuter et profiter du cadre fort sympa. Pas de chaises, mais au moins ça rend chaleureux l'intérieur Enfin je sais pas si c'est lié, mais bon. Cela pourrait faire l'objet d'une étude tiens. Donc on discute, tout en regardant le film jap diffusé en muet sur l'écran d'à côté. Un film bizarre et assez horrible avec des gens qui meurent toutes les 5 minutes. Une sorte de mix entre un western et un film asiat' du genre "Tigres et Dragons". Je trouve çe marrant, surtout pour le côté "too much" (la fille qui se saisit du gun en plein vol, fait une roulade, se retourne et dévie une flèche avec une balle) mais Osanne est dégoûtée par le sang qui gicle. Pauvre esprit trop sensible tiens.

Vers 9h30, on décolle. Je raccompagne Osanne jusqu'à sa station, ce qui me donne l'occasion de voir quelques illuminations du côté de Shinbashi/Shiodome. Les illuminations de Noël évidemment. Il n'y a pas grand monde et c'est vraiment joli.

Après avoir dit au revoir à Osanne, je tente de retourner sur mes pas. Manque de pot ou coup de chance, je me paume assez vite. Ce qui me permet de découvrir d'autres coins, simplement décorés, mais fort agréables à découvrir par une si belle soirée, tranquille et apaisante.

Le mieux reste ce spectacle de sons et lumières que j'ai découvert tout à fait par hasard en tentant de retrouver mon chemin. Attiré par une petite foule qui semble regarder dans une seule direction, je me joins à elle. Effet de mimétisme. Et oui, même moi, je ne suis pas à l'abri de faire comme tout le monde. Grand bien m'en a pris puisque ce fut un joli spectacle qui s'offrit à nous (moi et les Jap, ouais, on abat les barrières sociales vite désormais).

Histoire que vous vous rendiez compte par vous-mêmes, j'ai mis les différentes vidéos en ligne. Cela donne:
Partie 1, Partie 2, Partie 3, Partie 4, Partie 5.

Bon après ça, il était temps de rentrer. Juste avant, faire la petite photo de Ginza avec les sapins de Noël, histoire de montrer qu'on est passé par là, et hop direction le métro. Métro qui a au moins l'avantage d'aller jusqu'à chez moi. Donc 40 minutes plus tard, j'étais pépère à la maison. Fatigué, mais pépère.

Et là, il est 03h55, je vais être très fatigué demain au travail.

Toutes les photos.

3 commentaires:

  1. Benjamin est aussi un lecteur de ton blog mais il est très timide, peut-être que si tu lui fais une big dédicace il sortira de sa paralysie sociale.

    Yohann aussi mais je parie que personne n'en a rien à foutre. HO ! Je déconne Yano...

    Et Matthias aussi traine ici et là mais il ne regarde que les images.

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  2. Merci cousiiiinoooouuuu ! (je me sens obligée de poster là, maintenant que tout le monde sait que je te dois des sous... Beaucoup... arg)
    Bisous, reviens vite (avec mon appareil photo ! :D )

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  3. C'est vrai que je suis un peu vexé d'avoir été ignoré comme ça mais bon je resterai fort et ne t'en tiendrai pas rigeur.

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