mercredi 7 octobre 2009

Jour 6 (1er Juillet), tradition et modernité

Le premier jour de Juillet commence à l'identique du dernier jour de Juin: par une matinée studieuse, en compagnie de mon papy japonais et de son dictionnaire électronique. Enfin pas tout à fait puisque il y a foule au centre d'Hirakata. Fanfares et petits vieux en couleurs. Il semblerait que ce soit en soutien à un parti politique ou un truc du genre. Enfin pas le temps de s'attarder, on a du japonais à abattre (c'est une image hein...)

Juillet commence à se démarquer de son prédécesseur seulement dans l'après-midi. Au programme, démonstration de shodô (, voie de l'écriture) par une spécialiste japonaise en la matière (son nom m'a échappé sur le moment). La calligraphie est un art à part entière qui requiert des années d'entraînement.

Le maître nous fait plusieurs calligraphies avec des expressions japonaises différentes (il y a en eu trop pour que je m'en souvienne). Le silence est là, le respect dû à la calligraphe est palpable dans l'atmosphère de la pièce. Nous l'observons réaliser ses oeuvres, postés tout autour du bureau.

Une fois les démonstrations faites, c'est à notre tour d'essayer. Nous devons calligraphier une expression traditionnelle japonaise, ichi go ichi e, de 3 manières différentes, la première étant caractérisée par des traits et un poignet fermes alors que la dernière se fait au contraire avec un poignet très lache et des traits ronds. L'exercice est plus dur qu'il n'y parait, il faut "avoir le truc" pour commencer à être l'aise. Les brouillons s'empilent sous les yeux des volontaires de l'association qui s'extasient devant chaque personne.

Je finis par obtenir des résultats satisfaisants à mes yeux. Pour clôturer la séance, tout le monde affiche ses plus belles oeuvres pour la photos générale.


Après ce moment tradition, on enchaîne sur le bowling prévu avec des étudiants de la Kansaï Gaidai, une université non loin de là. On suite le guide pour arriver jusqu'au bowling où sont déjà présents les étudiants. Les groupes se retrouvent plus ou mois péniblement, on récupère nos belles chaussures de bowling et enfin les parties peuvent commencer.


J'interviens de suite: le bowling au Japon est exactement pareil que celui en France. Ils sont juste moins habitués à donner des paires de chaussures de pointure 45, c'est tout. Autrement, les coups s'enchainent les scores défilent. Les étudiants japonais ne parlant pas français et seulement un peu anglais, la conversation n'est pas aisée du tout. De plus, le cadre, même s'il est sympathique, ne prête pas à faire mieux connaissance.

Bon moi perso, le bowling, j'aime bien, donc je me suis bien marré. Je termine ma partie avec un score honorable de 125 environ, de quoi être de bonne humeur pour la suite. La suite se passe justement au rez-de-chaussée où une salle d'arcade et de purikura est à notre disposition. Les gens testent les différents trucs autour d'eux. Je m'incruste pour ma part du côté de Louis qui discute avec un groupe de filles - dont Erina et Madoka (cf le week-end à Ôsaka). C'est à partir de là qu'il a commencé à faire connaissance avec elles (moi un peu plus tard).











Lorsque vient le moment de partir, on s'aperçoit que la saison des pluies a décidé de justifier son nom. Un déluge s'abat dehors et malgré mon beau parapluie Lancel, prêté par Yumi-san, je rejoins la gare trempé. Et, accompagné de Nathalie, je rentre à la maison.

Et vous, vous regardez les photos.

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