vendredi 24 septembre 2010

En route pour le Nord ! Jour 6 (19 décembre): Teine et retour à Tôkyô !

Pour mon dernier jour de "vacances" à Hokkaido, j'opte pour la journée de ski dans une petite station à proximité de Sapporo, Teine: à 30-40 minutes de Sapporo, permet d'aller tâter de la bonne neige japonaise sans avoir à faire des heures de transport, c'est donc tout bénef pour moi !

C'est donc motivé que je suis dans les rues de Sapporo sur les coups de 9h. Il s'agit de ne pas perdre trop de temps, car c'est un forfait à la journée que je vais sans doute prendre. Donc pas de temps à perdre.

Après un court trajet en train, me voilà en gare de Teine. De là, je dois attendre une vingtaine de minutes le bus qui met une demi-heure à rejoindre la station. Si mes souvenirs sont bons, il y a deux stations, une plus bas que l'autre et je crois me rappeler que je ne pouvais pas forcément aller de l'une à l'autre sans problème. Bref.

Le bus sort rapidement de la ville pour commencer à gravir la montagne. La ville cède la place aux arbres assez rapidement, ce qui n'est pas pour me déplaire. Arrivé en haut, il n'y a pas grand monde et de toute manière la station n'est pas bien grande.

Direction la salle de location du matériel dans un premier temps. J'hésite entre un snowboard et des skis mais j'opte pour la valeur sure, les skis bien que cela fasse plusieurs années que j'en ai fait pour la dernière fois. Je crois me souvenir avoir été surpris par le prix assez élevé de la location, mais comme je ne vais pas souvent skier, je n'ai pas trop de comparaison possible. Bref.

Passage ensuite à la caisse pour l'achat du forfait. Étant arrivé à 11h et la nuit tombant à 16h30, j'opte pour le forfait 5h, un poil moins cher. Et ouis, y'a du gros malin dans la tête.

1 escalator après, je traverse la sorte de grosse cantine/réfectoire et me voilà dehors, pas un beau ciel bleu ! Alors évidemment, comme je n'ai pas de tenue de ski, c'est en jean/manteau et chapeau que je me lance sur les pistes ! Grosse classe comme on peut l'imaginer.

Sur le domaine, peu de monde et quelques étrangers présents avec leur planche. Moi, prudent, je décide de commencer par la piste toute facile et pas haute du tout, histoire de retrouver les sensations. Qui reviennent assez vite, pour mon plus grand bonheur. J'enchaine plusieurs fois la même piste en augmentant la vitesse sans pour autant prendre de gros risques.

Finalement, la journée s'enchaine comme ça, paisiblement. Au bout d'un moment, je prends le long téléphérique pour aller tester les pistes plus en hauteur. De là haut, la vue est magnifique avec d'un côté l'océan ou la mer, allez savoir, et de l'autre Sapporo qui s'étale sur la plaine environnante.




Au cours de l'aprem, le temps change d'un coup et pendant un petit moment, c'est sous la neige que les descentes se font. Avec les flocons qui se collent sur mes lunettes, c'est pas évident du tout. Je profite de mon aisance retrouvée pour tenter de prendre des vidéos mais je me viande d'un coup (sans mal). J'ai pas retenté ensuite hein.

Donc voilà ski durant tout le début d'aprem, entrecoupé du bol de ramen le midi, compris dans le forfait et qui fait bien plaisir. À partir de 15h30, le temps commencent à s'assombrir et de toute manière, la fatigue commence à poindre. Retour donc à la maison !

À 17h il fait nuit noire, c'est dire si c'est bien l'hiver ici. Enfin bon. Le reste de la journée se passe au cyber-café (où mon voisin se mate du porno) et ensuite à l'aéroport ! En effet, je prends l'avion le soir pour arriver à Tôkyô vers 23h et des bananes. Il me reste deux jours au Japon et je dois encore acheter les souvenirs et les cadeaux pour tout le monde !


La suite des articles retracera des moments et des journées antérieures, cet article étant le dernier de mon séjour en 2009. Mais il y a le nouveau voyage, fait en septembre 2010 qui va bientôt arriver ici !

En attendant, les pictures !

jeudi 23 septembre 2010

En route pour le Nord ! Jour 5 (18 décembre): Otaru !

Hop hop hop nouvelle matinée au nord du Japon. Bon je me fais avoir sur la douche du cybercafé, où en fait je paye à la minute. Evidemment, je ne le savais pas avant et j'ai donc pris mon temps à l'intérieur. Je crois même qu'à cause de ça, j'ai dépassé le forfait nuit que j'ai pris, donc j'ai payé un supplément. Bref, pas malin tout ça, mais c'est pas grave.

Aujourd'hui, je prévois d'aller visiter Otaru, une petite ville de 138 000 habitants situé à 30 à 50 minutes de train de Sapporo selon le type de train pris. Destination idéale pour une journée, avec suffisamment de petits trucs à voir pour s'occuper comme il faut !

J'arrive à Otaru sur les coups de 12H, dans une ambiance glaciale. Je pars de suite à la recherche d'un resto sympa où je pourrai à la fois me reposer, me restaurer et me réchauffer ! Après avoir erré quelques dizaines de minutes dans les rues assez calmes de la ville, c'est les pieds et les mains gelés que je m'arrête un peu au hasard dans un resto au décor attrayant. Pardonnez-moi, le temps a fait son œuvre, je suis dans l'incapacité de me rappeler le nom de l'établissement et le contexte m'ayant amené à entrer là-bas.

Dans tous les cas, les photos me permettent d'affirmer haut et forme une chose: c'est un gratin de saumon hollandais que j'ai mangé ce jour-là ! Oui, oui, oui ! C'était pas très cher et bon donc nickel.

Un des intérêts d'Otaru réside dans l'architecture de nombreux bâtiments souvent centenaires, abritant la plupart du temps des banques. Le long de la Nichigin-dôri, rue connue autrefois sous le nom de "Wall Street du Nord", on peut admirer des bâtiments massifs, tranchant avec l'architecture traditionnelle japonaise, ayant abrité des banques ou des entreprises.

Après manger, direction le canal bordé de nombreux entrepôts parfois bien anciens selon le Lonely Planet. 13h30, pic de chaleur de la journée puisque le thermomètre public affice 1,2°C. Yeaaaaah ! Au moment où j'arrive là-bas, un groupe de touristes japonais ou chinois (chinois je crois) est là, prêt à en découdre. Ils sont 40, je suis seul, THIS IS SPARTA !

Non en vrai, rien à signaler avec ça, juste des fois le côté un peu chiant pour prendre des photos quand y'a tout le temps quelqu'un qui déboule dans l'objectif. Mais je suis magnanime, je pardonne vite. Bref, balade sympa en face d'entrepôts, dans un décor hivernal.



À la fin du canal, j'arrive à une sorte de quai d'où sont visibles les montagnes sur la rive d'en face. Très joli paysage avec en premier plan ces gros bateaux (sans doute de pêche) présents en nombre restreint. L'ambiance est calme, peut-être est-ce dû à l'hiver qui étouffe les sons et ralentit les mouvements.

Au programme de l'après-midi, la visite d'une très grande demeure centenaire qui appartenait à une riche famille marchande de la ville, les Aoyama. En fait, je voulais aussi visiter le Nishin Goten, une immense propriété qui appartenait à un baron de la pêche au hareng, activité autrefois principale de la ville. Les deux bâtiments sont proches l'un de l'autre mais malheureusement, le Nishin Goten était fermé.

Je profite de la petite marche à pied d'un quart d'heure que j'ai à faire pour rejoindre l'Otaru Kihinkan, la bâtisse des Aoyama pour m'imprégner du lieu. Rendez-vous compte, il n'y a strictement personne, pas un bruit, pas un mouvement. Le paysage tout entier, à l'exception de quelques oiseaux, semble être figé par la neige. Magnifique crique, entouré par les bateaux posés sur leurs cales.

Je rejoins donc l'Otaru Kihinkan qui ne croule pas sous les visites. Les employées sont surprises de me voir débarquer et ont du mal à le cacher. Je ne me rappelle pas très bien de la visite si ce n'est qu'elle fut plaisante et intéressante. La demeure possède en effet tous les éléments traditionnels japonais comme le souligne le Lonely Planet. Le petit jardin d'ornements à l'extérieur, couvert de neige est magnifique. Bref, ce fut très sympa à visiter !

Une fois la visite terminée, ayant vu les principaux points d'intérêts de la ville (à l'exception de tout ce qui est en rapport avec les souffleurs de verre), je commence le chemin du retour. Cela débute par le bus du retour, sous un ciel s'assombrissant très rapidement, puis par le train jusqu'à Sapporo. Arrivé vers 17h ou 17h30, je file vers l'internet-café où je peux me réchauffer et me reposer un peu. Mais la journée n'est pas finie.

J'ai en effet pour objectif en cette fin de journée d'aller observer Sapporo du haut, en prenant le funiculaire de la montagne Moiwa. Malheureusement, ce soir-là, le ciel est couvert et la vue quelque peu "bouchée" par les chutes de neige. Bon ça reste joli malgré tout, il ne faut pas croire !

Et ces quelques flocons qui commencent à tomber alors que je suis en haut de la montagne, vont rapidement devenir énormes durant la soirée...


samedi 3 juillet 2010

En route pour le Nord ! Jour 4 (17 décembre): Sapporo et le froid !

Honnêtement je dois l'avouer, le trajet Hakodate-Sapporo via un bus de nuit fut très difficile. Non pas que la route soit ardue ou que le chauffeur se soit chauffé pour rendre le voyage trépidant. Il suffit d'ajouter plusieurs éléments pour créer le combo gagnant: un voyage court (5h) où dès le début, tu sais que tu vas pas dormir longtemps (c'est des maths là, pas très compliqué), une difficulté particulièrement persistante à s'endormir malgré tout (le chauffage du bus y est peut-être pour quelque chose pour le coup), une arrivée dans la nuit noire à une température glaciale. Et quand je dis glaciale, je ne mens pas, j'ai pris la photo de la tour d'à côté pour vous prouver que je ne dis pas de la merde. Faut se rendre que sur place, tu le sens le contraste entre le bus chauffé et l'extérieur à -5°C.

Résultat, je me les pèle vraiment et pas de bol, il est 5h du matin, y'a pas grand chose d'ouvert. Surtout que c'est pas comme si je connaissais la ville hein. Alors Sapporo, capitale de l'île de Hokkaido et très grosse ville japonaise alors qu'elle n'existe pas depuis longtemps. C'est donc ze place to be quand t'es un jeune sur Hokkaido. Elle est organisée en damier, à l'américaine, ce qui est assez inhabituel au Japon.

Reprenons en nous concentrant sur le sujet principal de ce blog, moi. Donc il est 5h et des parpaings, j'ai très froid (une constante au cours de ce voyage), et je sais pas où aller. Que faire ? Oui, très chers, que faire ? Bah au Japon, comme ils en ont rien à foutre des horaires susceptibles de préserver une harmonie sociale (un truc du genre), il y a toujours des trucs ouverts 24h. Le Mcdo de Sendai en est un bon exemple. Mais le tout est de savoir quels magasins et leurs localisations. Par exemple, à Sapporo, impossible de savoir où se trouve le Mcdo. Et c'est pas aux passants que je peux demander (y'a pas grand monde à 5h bizarrement). Alors il y a toujours la solution des conbini mais c'est pas là-bas que tu vas tuer 3h. Surtout quand tu peux pas lire tous les manga en vente et donc que tu t'emmerdes vite.

La solution pour le cas présent ? Le manga-café ! En effet, à quelques centaines de mètres de la gare routière se trouve une succursale de I-café, là où je m'étais réfugié la veille à Hakodate. Ni une, ni deux, j'y cours, prends un box, profite un peu d'Internet mais surtout je termine ma nuit bien au chaud ! J'y reste au moins 3 bonnes heures. Je me souviens pas combien ça m'a coûté mais je sais que j'ai filé la thune avec plaisir au gars.

Il est 10h, je suis en forme, il fait jour et presque moins froid (autour de -1 ou -2°C). La journée commence baby, oh yeah. Alors Sapporo est une grosse ville de presque 2 millions d'habitants, forcément va falloir marcher. Direction dans un premier temps le Hokudai Shokubutsuen (ça s'invente pas) un parc qui réunit plus de 4000 espèces de plantes, soignées dans des serres pour la plupart. Manque de chance, le parc en tant que tel n'est pas accessible, seules les serres le sont. Je les visite pour le principe mais bon, ce n'est pas indispensable.

Juste à côté se trouve les bureaux de l'Association aïnoue de Hokkaidô. L'occasion d'aller voir la petite expo qui est mise à disposition des curieux et d'en savoir un peu plus sur ce peuple. Les Aïnous sont un peuple indigène, installé à Hokkaidô bien avant que les Japonais n'arrivent. Ethnie peu nombreuse, ils ont pendant longtemps souffert de discrimination et de racisme. Leur culture a failli péricliter, à cause de la politique d'assimilation menée par le gouvernement de Tôkyô. Aujourd'hui des lois existent mais tout n'est pas parfait.

C'était l'instant socio-historico-culturel. J'espère que vous avez apprécié, y'en aura pas beaucoup. Suite de mon périple, une balade dans le campus de l'université de Hokkaidô, apparemment très connue pour ses bâtiments et son histoire. Apparemment hein, j'en sais rien moi. Je me contente de flâner dans ce campus, qui en hiver, est pas aussi fou qu'on pourrait l'espérer. Je m'y attarde un peu mais bon, j'aurais pu faire plus vite.

Il me reste en effet encore un morceau de choix à découvrir: le Sapporo Beer-En ! La ville est en effet connue pour sa bière, une des plus consommées dans le pays ! Et histoire de marquer le coup, ils ont construit le musée qui fait aussi office de bar-restaurant. Vous comprenez bien que je me dois d'aller le visiter. Et rien de tel qu'une bonne marche de 2km avec un sac de 12 kgs sur le dos pour se mettre en appétit.

Je finis par arriver près du bâtiment, reconnaissable de loin par sa grande tour et l'étoile rouge visible tout en haut. Enfin direction de suite le resto du musée pour me déguster de l'agneau grillé, qui est une spécialité locale apparemment. Oui apparemment encore. Moi je crois ce que me dis le guide hein, j'ai confiance. Non mais c'était bon et puis le bavoir fourni était tellement sexy après tout. Je me devais de le mettre.

À l'entrée du musée, y'a plus d'employées (le féminin is on purpose - y'a que des femmes) que de visiteurs. Et visiblement, j'en fais rire quelques unes avec ma tête de gaijin (étranger), mon gros sac et mon japonais hésitant. Tant mieux, tant mieux, j'aime faire rire. Sinon à l'intérieur est retracé l'histoire de la brasserie locale, de la première usine à l'empire d'aujourd'hui. Les explications sont en japonais ou en chinois je crois donc je me contente des photos. Et je prends en photos les trucs marrants que je vois. hihi, c'est rigolo.

Le meilleur moment: la fin de la visite. Non pas parce que t'en as marre mais parce que tu arrives dans la salle qui regroupe les stands de souvenirs et le bar dégustation des différentes bières produites par la marque. Moi je prends la totale, les 3 demis plus la rondelle de fromage (?) pour 800 yens si je me souviens bien (5€). Le bon plan. Et je prends mon temps pour les déguster. Même qu'à la fin, mine de rien, ça tourne un chouya. Mais au moins, ça m'a permis d'aller demander à ces 3 barmens si je pouvais les prendre en photo. Regardez-les, ils sont trop mignons.


Au moment de ressortir, il commence déjà à faire nuit. L'air de rien, je suis resté 2 grosses heures dans ce cher musée. Je rejoins le centre de Sapporo par bus pour continuer mes visites. Je passe devant la tour de l'horloge qui est connue sans trop que je sache pourquoi et qui sert de point de repère à Sapporo. Un peu plus loin se trouve la grande Tour de la télévision, en forme de tour Eiffel (mais en moins bien, as usual), qui se trouve au bout du parc tout en longueur Ôdôri-kôen.

La période étant ce qu'elle est, j'ai le droit à tout plein d'illuminations et même à un marché de noël munichois (ouais logique), comme on peut en voir un peu partout en France au même moment. C'est l'occasion de prendre un bon verre de vin chaud et de se balader au milieu des stands en bois pour acheter quelques souvenirs. En tout cas, à voir à quel point elles sont excitées par tout ça, les jeunes Japonaises adorent.

En bon touriste que je suis, je vais me faire la vue du haut de la tour de la télévision, qui surplombe toute la ville et surtout le parc Ôdôri tout illuminé. C'est tout beau, ça brille et c'est haut (80 mètres). Là, y'a la bonne blague qu'on aime pas trop sur le coup: le petit tremblement de terre au moment où tu es au sommet de la tour. La hauteur étant ce qu'elle est, tu ressens les vibrations de la tour et tu dis que non, faut pas que ça bouge plus. Non mais c'était un tout petit tremblement de terre, y'a même des Japonais qui ont pas remarqué. Mais il était là, bien là, oui oui.

Fin de la visite touristique de Sapporo pour la journée, maintenant j'ai faim. Et autant aller à la Ramen Yokochô, une (apparemment) célèbre ruelle de Susukino où se serrent de nombreuses échoppes de râmen. Ca tombe bien, j'aime faire ce que conseille le guide et j'aime les râmen. Les mecs s'y connaissent et font ça depuis bien longtemps. Après avoir arpenté la ruelle, j'en choisis au pif et déguste mon bon gros bol de râmen qui bien du bien mes amis.

Après ça, j'ai le choix entre faire la fête ou me reposer. J'opte pour la deuxième solution, la fatigue prenant le pas sur la motivation. Après avoir profité de la chaleur du McDo du coin, je termine au cybercafé où le tarif nuit est extrêmement avantageux. Pour 12€, t'as une box, soda et cafés illimitées et accès à Internet. Bon après, c'est pas vraiment le confort ultra et l'intimité est toute relative puisque les box ne sont séparés que par des cloisons mais comme on est au Japon pas de soucis, les gens sont calmes et propres. Pour 12€, faut pas s'attendre à des miracles non plus hein.

Et c'est donc à la toute fin de mes 6 mois au Japon que je fais ENFIN ma nuit dans un cyber-café japonais ! Que de satisfaction !

Les pictuuuuures.

jeudi 1 juillet 2010

En route pour le Nord ! Jour 3 (16 décembre): Hokkaido et Hakodate !

Han, une bonne nuit comme il faut dans cet hôtel sympa comme tout ! Par contre, pas de petit déj', c'est tout nul ça. Bon enfin, j'ai l'horaire de départ du train pour Hokkaido en tête, pas de soucis, je gère mon temps. Un passage par le conbini de la gare, et hop me voilà en route, comme tous les jours.

Le train passe par un tunnel sur une cinquantaine de kilomètres, ce qui fait de ce tunnel le plus long tunnel souterrain de je sais plus trop quoi. Enfin y'a un record, c'est cool. Là je me souviens plus si je dormais ou si je faisais autre chose mais bon passons. Le fait est qu'au bout d'un moment la terre ferme est là, bien là, avec de la neige tout partout autour. Et c'est tout zoli comme tout. Et donc je passe mon temps à prendre des films (, ou en me disant que je ferai partager ça à tout le monde sur mon blog parce que c'est quand même très beau. Et que c'est enfin fait, 6 mois après. J'espère que vous les regarderez, que ça serve à quelque chose. C'est étonnant de voir à quelle proximité le train passe près des maisons. En plus y'a le contrôleur du train qui dit quelque chose au début d'une des vidéos. Si c'est pas marrant ça, ahahah. Ahaha.



Vers 11h, me voilà à Hakodate, la grosse ville du sud de l'île. La ville a une histoire intéressante, par sa position privilégié entre les îles de Honshû et Hokkaido et par le fait qu'elle fut un des ports marchands pour les étrangers au cours du XIXème siècle. Cette présence des étrangers se ressent dans la ville, dans l'architecture de certains bâtiments, dans la présence d'églises, etc. La ville fut également le siège d'une bataille entre partisans de l'empereur Meiji et soutiens du Shôgun Tokugawa. L'histoire du Japon est passionnante, penchez-y vous dessus si ce n'est déjà fait.

Donc me voilà à la gare. Et il fait froid dehors, malgré mes couches de vêtements. Il y a pas pas me de trucs à voir, j'en aurai pour la journée, c'est ok, c'est parti. Direction le Goryô-kaku, le premier fort japonais de style occidental, inspiré par les travaux de Vauban notamment. Il fut le siège d'une bataille (je crois, pas sûr) et par conséquent fut largement détruit. Néanmoins sa forme en étoile reste largement visible.

Visible particulièrement du haut de la tour jouxtant le fort. Une vue superbe, surtout par ce beau temps. On surplombe une bonne partie de la ville environnante. En haut, des explications sur les batailles qui eurent lieu ici sont proposées, en japonais. Bah y'a des images, pour les enfants et pour moi, hihi.

Une fois redescendu, je vais me balader à l'intérieur de cette étoile. La fameuse Star Balad (non je déconne, cette expression n'existe pas). Les dizaines de centimètres de neige immaculée sont superbes à observer au milieu de ces arbres et sapin. C'est moins marrant de marcher dedans, la neige, ça fait froid aux pieds. Mais je suis prêt à les sacrifier sur le moment pour prendre des jolies photos ! SAMURAAAAAI !

Donc tout plein de jolies photos avec la neige pour thème. Mais cette balade m'a permis également d'observer ce japonais faire son "footing" en ski de fond tout autour du parc, l'air de rien. L'homme s'adapte à son environnement, en voici un parfait exemple.

Après avoir affronté le froid pendant 3h, il est temps de faire une pause. Je ne me rappelle plus où j'ai mangé, mais ça ne devait pas être incroyable (sinon je m'en serai rappelé, voyons). Et autant profiter de cette chaîne de cybercafé très sympa I-café. C'est au moins l'assurance d'avoir chaud, et de profiter de café à volonté. Et puis je peux utiliser un peu Internet au moins. Bref que du bon.

C'est tellement bon que j'y reste un poil trop longtemps, puisque je ne redémarre qu'à 15h30. Hors y'a des visites qui se terminent assez tôt et en plus la nuit tombe très vite (à 16h30, il fait déjà bien sombre).

Je me retrouve dans le quartier de Motomachi qui accueillit la petite communauté étrangère qui s'installa à Hakodate au XIXème siècle. Au programme, une jolie église orthodoxe russe, une église catholique et des bâtisses de style occidental. Le tout sous la neige s'il-vous-plaît.

La nuit commence à tomber très clairement au fur et à mesure que j'avance. Ou plutôt au fur et à mesure que je me fraye un chemin au milieu de ces groupes de touristes japonais. Je sais pas comment j'ai fait, mais j'ai réussi à me ramener là-bas en même temps que le seul contingent de touristes. Enfin je sais pas, peut-être que les autres se cachent dans la ville. Pas grave, je les laisse partir devant.

De mon côté, j'arrive devant l'ancien Hôtel de Ville, très joli tout en jaune et éclairé en cette fin d'aprem. Je visite rapidement l'intérieur, peu avant sa fermeture. Dehors, il fait tout à fait noir maintenant, il n'est pas encore 17h. Il faut s'y habituer, c'est pas évident !

Je continue mon périple à pied, direction le cimetière des étrangers, regroupant des tombes d'étrangers (ben tiens) morts à Hakodate. Bon si le lieu à une valeur historique forte, son intérêt un soir de décembre, en pleine nuit, est fortement limitée. Et ne justifie pas forcément la demi-heure de marche aller et la demi-heure retour pour le rejoindre. Mais bon ça je le savais pas avant de le faire.

Je reviens donc sur mes pas pour prendre le funiculaire allant au somment du Mont Hakodate, surplombant la ville. La vue sur la ville est superbe, surtout de nuit. Mais un truc qui n'est pas dit dans le guide, c'est à quel point il fait MEGA froid en haut, avec le vent qui souffle fort. Les touristes sont là en masse mais personne ne tarde trop sur la plate-forme d'où le point de vue se déguste. Derrière moi sont disposées quelques décorations bien kitsch comme seuls les Japonais savent faire, pour Noël.

Me voilà reparti à nouveau, ayant fait tout ce que je pouvais faire dans la journée. Il est maintenant quasiment 20h, l'heure d'aller bouffer. Et autant suivre les conseils du guide. Mais comme j'ai pas envie de me retaper de la marche à pied j'ai assez donné.

Je jette mon dévolu sur le California Baby (!!). Forcément, avec un nom comme ça, je me devais d'aller voir. Et puis il paraît qu'il propose une spécialité très appréciée, le "Sysco Rice" (rie, saucisses, sauce bolognaise, trop révolutionnaire). Et y'a pas à dire, l'immersion est là. Les néons, les marques de boisson américaines, la petite musique blues et même les 4 mecs qui évitent que le resto soit complètement vides. Tout y est je vous dis.



Je prends mon temps et finit par repartir en direction de la gare routière. Les rues sont vides à cette heure-ci (déjà qu'elles sont loin d'être bouchées en journée...), tout est tranquille. Je longe les étals fermés sur lesquels le marché du matin tient place. Finalement, j'arrive en peu en avance sur mon bus de nuit qui m'emmènera à Sapporo.

Et encore et toujours les photos à savourer !