Deux routes mènent aux logements d’Antoine et Clara. La première permet d’arriver à l’hôtel d’abord ou de bifurquer vers d’autres hôtels. La seconde donne sur le village de Kise et constitue en quelque sorte l’entrée de service des employés. Nous sommes rentrés la veille par la seconde route, nous décidons d’emprunter la première route cette fois-là.
Nous longeons donc le Kise Bettei, l’hôtel où travaille Antoine et Clara, où une nuit vous coutera 100 000 yens (800€ quand même). Réduc possible si vous faites partie de la famille d’un employé. Le bâtiment est classe et sobre, même si nous n’avons qu’un aperçu des façades.
Au niveau de l’hôtel commencent à apparaître les palmiers. Les palmiers ont cette caractéristique particulière qui vous donne l’impression d’être en vacances dès que vous en voyez un. Bon effectivement, on est en vacances. Mais à ce moment-là, on a VRAIMENT l’impression d’être en vacances. Et ça c’est bien.
On descend ainsi la colline via cette routée bordée de palmiers, sous un soleil particulièrement motivé aujourd’hui. Ce n’est pas pour nous déplaire puisque dans nos têtes se profilent déjà la plage et le Pacifique. En longeant la côté, la vue qui s’offre à nous au détour d’un pont ne fait que renforcer notre impatience.
Malgré tout, nous restons des gars commandés par leur estomac. Passage donc à la (seule ?) boutique proposant des bentô dans le coin. Il n’en reste que deux. Ca tombe bien, on est deux. Wouh, ça sent la bonne journée ça !
Armés de nos bentô, nous débarquons à la plage juste à côté du bar de la veille. Une vingtaine de personnes sont présentes dans le coin, dont presque la moitié est composée de Tetsu et de ses potes. Tetsu qui me reconnait d’ailleurs illico (mais qui a plus de mal avec « Emmanuel », mwahahaha). Sacré Tetsu qui fait rire tous ces potes en nous remerciant de lui avoir apporté à manger. Quel farceur çui-là !
On s’installe donc à la table avec tous les autres et commençons à discuter. Tout d’abord avec LE coolos d’Okinawa, j’ai nommé Taku. Déjà, il nous tape la discute en anglais. Ensuite, il ponctue ses phrases d’interjection typiquement anglo-saxonnes comme « man », « you see », etc. De plus, il nous explique qu’il est Australien en fait, mais que ses parents sont tous les deux Japonais d’où le fait qu’il ait l’air physiquement Japonais. Rajouter à cela sa déclaration d’amour à Okinawa, qu’il adore surtout durant la saison des typhons car il y a alors des « big waves » (ouais, c’est un surfeur évidemment). La cerise sur le gateau étant quand il nous explique le plus sincèrement du monde que son bronzage est désormais permanent, et que ça fait 10 ans que ça n’a pas changé (alors que je suis palichon, dixit ma soeur). Change rien Taku, t’as tout compris à la coolitude ! (la photo est une photo de photo, comme vous l'aurez remarqué tout seul)
Mais il n’y a pas que Taku autour de la table. Il y a également ce couple de petits vieux très sympas qui nous offriront même des gâteaux un peu plus tard dans la journée. Enfin, on a été assez stylé lorsqu’on a montré à tout le monde qu’on baragouinait un peu japonais. Eh ouais, on est pas des touristes comme les autres nous !
Une fois les bentô finis, les conversations closes, direction l’eau turquoise qui nous tend ses bras (façon de parler, ce serait inquiétant alors). Et comme la couleur ne ment pas, l’eau se révèle être à la température parfaite ! Ah, qu’on est heureux à ce moment-là à barbotter dans l’eau. De vrais gamins. Je ne peux d’ailleurs résister à l’envie de faire la séance photo dans l’eau pour exposer notre bonheur du moment au monde entier. C’est parti pour les photos mi-gay, mi-ridicules !
De 14h à 19h, on squouatte la plage en alternant bains, bronzette, siestounes, etc. Antoine nous rejoint sur les coups de 16h puis Clara à partir de 17h. On discute, on laisse le temps s’écouler, on s’en fout puisqu’on est en vacances. Le soleil décline au fur et à mesure, caché par ces nuages décidément très persistants sur la fin de journée. Cela n’empêche pas le ciel de se doter de magnifiques couleurs qui me fait prendre conscience que c’est quand même cool d’être ici (au cas où vous auriez encore quelques doutes !).
Vers 19h, alors que nous sommes les derniers sur la plage et qu’il fait déjà nuit noire (mais pas froid pour autant héhé), nous partons pour le restaurant pas loin. On croise au passage Tetsu et sa bande de potes, à 5 dans la voiture, qui crient comme des gamins en nous voyant (Antoine vient juste d’avoir son scooter, et ça les fait bien rire). Ahlàlà, ils arrêtent jamais !
Au menu, shabu-shabu pour Manu et Clara et des sobas façon Okinawa pour Antoine et moi (avec une sorte d’omelette par-dessus, le tout accompagné d’une sauce délicieusement sucrée, un régal). Notez la transformation d’Antoine avec son marcel et mes fausses Ray-Ban qui aurait pu jouer dans Aviator. Rajoutez un scooter et là ça envoie du rêve.
Que faire après ce petit resto fort sympathique ? Aller rejoindre Tetsu au bar évidemment ! Ce soir-là, le bar est quasi-plein puisque ses deux tables sont prises. Au moins 10 clients, wahou ! Heuresement, les places au comptoir sont libres. Nos places. On s’installe donc et rebelote on discute, boit, rigole, prend des photos, etc. Antoine discute rugby avec un autochtone, normal quoi. Un peu plus tard dans la soirée, je découvre un jeu joué par 3 autochtones fort rigolo. Il consiste tout simplement à faire un chifoumi et le perdant se fait dessiner au feutre sur la gueule. Simple mais efficace. En tout cas, ça les fait beaucoup marrer et moi aussi.
Je profite de la soirée pour aborder avec Manu le programme du lendemain. Il s’agit en effet de profiter de la dernière (déjà !) journée complète ici. Je propose d’aller à l’énorme aquarium très
réputé de l’île qui possède notamment un requin blanc. Après renseignement pris auprès de Tetsu, il nous faut 1h par bus pour y aller, en faisant d’abord escale à Nago, la ville d’à côté. Mais comme Tetsu a plus d’une idée dans son sac, il nous concocte un magnifique panneau sur une boîte en carton pour faire du stop. Ca va marcher du tonnerre nous assure-t-il (phrase adaptée évidemment). OH YEAH ! Ca c’est l’aventure ! Demain matin, ce sera donc auto-stop à Okinawa !
Bref, la soirée continue comme ça, jusqu’à la fermeture autour de 00h20 (normalement c’est 00h mais que voulez-vous, Tetsu il le joue au feeling, il est comme ça lui, indépendant). Antoine et Clara nous ont quitté auparavant, elle avant lui pour cause de travail. C’est donc à deux que nous rentrons au bercail après cette journée à nouveau farpaite comme tout. C’est décidément bien les vacaaaaaaaaaaaaaannnnnnnceees....
J'adore la photo avec le panneau : tu devrais la mettre en profile pic !
RépondreSupprimerCa a marché le stop ?
Bravo les garçons pour vos chaussures colorées Manu etAntoine avec leurs sandales en corde (viennent -elles du pays basque?)et toi Alex avec tes crocs oranges.Tu as profité de ces quelques jours de vacances .Tant mieux elles sont bien méritées;Nous attendons la suite.Grosses bises de nous deux
RépondreSupprimerCécilia, tu as eu ta réponse ;).
RépondreSupprimerMamie, ce sont effectivement des espadrilles basques. Les deux paires sont à Antoine, mais il est prêteur donc ça va.