jeudi 30 juillet 2009

Week-end à Ôsaka, III : kaitenzushi et game center

Ce dimanche sera tranquille ou ne sera pas. Ah oui, pas de demi-mesure chez nous, on est des fous. Ça se traduit par du sommeil, de la trainasserie dans l'appartement, le coiffeur pour les deux autres français et enfin un départ vers un kaitenzushi à à 100 yens vers 14h.

Le principe est simple, il s'agit d'un restaurant où des sushis sont disposés sur un tapis roulant. Le client prend l'assiette qu'il veut au moment où elle passe devant lui. Et dans le cas de notre restaurant, tous les sushis valent 100 yens (soit 0,75 €). Vraiment pas cher par rapport aux restaurants en France, ou même à d'autres kaitenzushi au Japon. Conséquence logique de cet excellent rapport qualité/prix : on se remplit la panse ! La victoire reviendra à Martin et Louis, ex æquo avec 12 assiettes. Un grand bravo à eux, ils ont su tenir la distance. Pour ma part, je termine mon repas avec 10 assiettes (soit environ 8 €) et le palais satisfait. En tout cas, cette formule est vraiment sympathique, un McDo à la japonaise en quelque sorte !

Suite à ce bon repas, direction le game center juste à côté. Un game center est un peu l'équivalent des salles d'arcade en France à la différence qu'il peut y avoir bien plus de choses que de simples bornes de jeux vidéos. Il y a par exemple des simulations de course de chevaux (type PMU), des bornes avec les pinces pour attraper des peluches ou autres (près de chez moi, on peut gagner de la nourriture là-dedans, un peu bizarre), mais également des photomatons japonais dont les jeunes raffolent : les purikura ! Nos amies japonaises n'échappent pas à la règle et veulent donc faire des photos.

Pour ceux que ça intéresserait, il vaut mieux être accompagné de japonais parce que sinon, impossible de comprendre comment ça marche (à moins que vous lisiez le japonais couramment). Une fois les photos faites, on en profite pour tester un peu quelques jeux. Martin et moi testons le jeu avec les pistolets (ah ben ouais, la testostérone hein), Louis joue aux tambours avec Madoka, mais on finit par tous se retrouver autour du DDR !

Alors le DDR, alias Dance Dance Revolution, est un jeu qui se joue avec un tapis sur le sol, le but étant de faire une chorégraphie en suivant les pas montrés à l'écran. Très prenant et marrant, c'est également fatigant pour les jambes et les poumons ! À tester, ça mérite le détour.

Mais pauvres Français que nous sommes, nous ne pouvons rivaliser avec ces japonais habitués à aller dans ces game center depuis tout petit (et paf le cliché). En l'occurrence, on a pu observer un mec franchement doué au DDR pendant qu'un autre était plutôt bon à un jeu bizarre derrière et qu'un troisième excellait à un jeu de simulation de batterie. Pour vous montrer, voici une vidéo du boss du DDR.



Mine de rien, ça prend du temps de jouer et après avoir bien transpiré sur le tapis de DDR, il est temps de repartir à l'appartement prendre nos affaires. Rien de particulier à signaler durant le voyage si ce n'est le moment où les portes du train se sont refermés devant Louis et moi, nous coupant des autres. Mais comme on est jouzu en japonais, on se repère comme si c'était Paris. Eh ouais.

Après quelques emplettes, on se sépare donc sur le quai du Shinkansen. D'ailleurs pour aller à Tôkyô, le shikansen est presque l'équivalent du métro : il y en a toutes les 5 minutes ! En revanche pour Yamaguchi, c'est un peu moins dense et j'ai donc dû prendre le shinkansen qui s'arrête à TOUTES les gares rencontrées en chemin. Ce qui fait que j'ai mis 1h30 de plus qu'à aller pour rentrer.

Voilà la conclusion de ce week-end vraiment très sympa à Ôsaka ! Je vous conseille d'y aller vous aussi, un jour ;).

mercredi 29 juillet 2009

Week-end à Ôsaka, II : yukata et matsuri

Réveil relativement difficile vers 12h30. On émerge doucement, on traîne un peu dans l'appartement pendant qu'Erina va chercher les yukata qu'elle et Madoka nous ont acheté. Un super cadeau, représentatif du caractère accueillant des japonais ! Vers 17h00, on quitte l'appartement pour aller assister au Tenjin Matsuri, l'un des plus gros festivals au Japon avec son feu d'artifice en soirée ! Mais avant cela, Martin et moi complétons notre costume par l'achat de geta. Et là, ça donne. Bon c'est assez bizarre, un peu comme des tongs en moins confortable. Mais on s'y fait, surtout que le bois est très léger.

Bien évidemment, 3 grands européens (Louis et son mètre 84 se font remarquer de loin) habillés en yukata, ça attire les regards. Ah le gaijin power, ça fait plaisir. Au fur et à mesure que nous nous rapprochons, nous voyons de plus en plus d'habits traditionnels. Le yukata pour les femmes est souvent caractérisés par des motifs floraux et des couleurs vives alors que celui des hommes est uni et sobre. En tout cas, c'est beau, très beau, j'en prends plein les yeux.

On suit nos deux guides japonaises qui nous amènent à l'endroit où le matsuri prend toute son ampleur dans la soirée, dans un parc près de la rivière Okawa. On arrive pile au moment où le feu d'artifice commence. Celui-ci se fera par vagues successives jusqu'à 22h passés. Pendant ce temps, nous déambulons parmi les nombreux étals où nourriture et boissons sont proposés. Il y en a pour tous les goûts et j'opte personnellement pour des ramen et une saucisse (appelée ici furankofurto, vous reconnaissez ?), accompagnés d'une bonne bière rafraichissante.

L'endroit est plein de monde, plein de couleurs avec tous ces yukata. L'ambiance est chaleureuse, le feu d'artifice est éblouissant. Cette soirée restera sans nul doute un des moments forts de mon séjour au Japon. Les quelques vidéos et photos prises ce soir-là peuvent donner une idée de ce que c'est, mais c'est à vivre au moins une fois dans sa vie (ouais, rien que ça) !

Une fois le feu d'artifice terminé, nous rejoignons des amis d'Erina et Madoka qui étaient également au bowling lors du séminaire Hirakata. C'est l'occasion de retourner à une izakaya mais en étant une bonne douzaine de personne cette fois. Autour de la table se côtoyaient 5 nationalités : japonais, français, américain, mexicain, taïwanais. Ôsaka, ville cosmopolite.

Une fois sorti du restaurant, deux camps se dessinent. Certains veulent continuer la soirée alors que nous, pauvres Français, commençons à ressentir les effets du manque de sommeil. Nous optons pour le retour chez soi, histoire d'avoir quand même quelques heures de sommeil. Face à la difficulté d'obtenir un taxi assez grand pour contenir 5 personnes, un dilemme se pose. Soit on prend deux taxis et risquons de douiller au niveau des yens, soit nous passons la nuit dans un capsule hotel ou dans un Internet café. Ce serait l'occasion de tester une des deux spécificités japonaises ! Finalement, c'est le taxi qui l'emporte et qui se révèlera être moins cher que prévu. Tant mieux donc !

Il est 3h et des grains de sable, on s'endorme à nouveau sur ce cher tapis sombre. Quelle bonne journée...

Envie de plus de photos ? Clique ici alors !

mardi 28 juillet 2009

Week-end à Ôsaka, I : izakaya et boîte de nuit

Première bonne surprise en arrivant à Ôsaka, il ne pleut pas ! Je retrouve Martin et Erina, une japonaise rencontrée lors du séminaire Hirakata (article à venir) et l'on se dirige tous les trois vers une izakaya connue d'Erina où l'on est censé retrouver Louis en provenance de Tôkyô et Madoka, une autre japonaise partie le chercher. Après un court passage en train, on atterrit près d'Umeda où la foule profite de la température agréable de la soirée.

L'izakaya où l'on s'installe est de style moderne : néons et musique de "djeun's" (surtout hip-hop et R&B japonais) sont de la partie. Comme écrit sur wikipedia, l'izakaya permet de manger et boire à volonté pour une certaine somme, le plus souvent autour de 3000 ¥ (22-23 €). Celle-ci était un poil plus cher, pour de la nourriture pas forcément meilleure. Enfin pas grave, c'est l'occasion de discuter avec Martin et Erina. Louis arrive sur les coups de 23h20, pour la fin de l'izakaya. Tant pis pour lui ! Maintenant réuni, on peut fêter comme il se doit l'anniversaire d'un japonais à une table à côté et prendre des photos d'un trio de japonais qui finissent par s'endormir à leur table à cause de leur boisson. Notez le style de celui de droite avec la fleur dans les cheveux. Mignon tout plein.

Une fois ripaille et bombance faites, direction la boîte de nuit. C'est la deuxième fois que j'y vais mais l'article relatant la première fois n'existe pas encore, mwahaha. On se retrouve dans une salle assez petite où le hip-hop règne en maître même si quelques titres plus House viennent pimenter la soirée. Moment cocorico lorsque Daft Punk (groupe français pour ceux qui ne connaissent pas) est diffusé, ouais ouais. Les Japonais en boîte sont assez rigolos à observer. Tant au niveau du style que de l'attitude. Les Japonais sont prompts à être excentriques une fois la nuit tombée. Sur place, on a le droit à des accoutrements inspirés des rappeurs US mais version japonaise : paillettes, couleurs flashy, etc. De plus, malgré ce style "bad boy" recherché, ils n'hésitent pas à s'excuser via une courbette si nécessaire. Ah dualité d'une culture partagée entre traditions et modernité.

Au niveau des danses, il y a de quoi être surpris. Sur certaines chansons, une demi-douzaine de mecs entament des chorégraphies plutôt bien faites. Alors soit ils se sont entraînés durant des après-midis entiers, soit ils sont là tous les soirs mais dans les deux cas, c'est assez étrange de se retrouver dans une salle dans laquelle la moitié des personnes (qui ne sont pas en école de commerce) font la même chorégraphie. Mis à part cela, nos observations nous ont permis d'établir quelques danses spécifiques au Japon (du moins absentes en France) dont les noms sont quelque chose comme purizu sobaju, akkupureman, etc.

Bref, bonne soirée et retour avec le train du matin pour arriver vers 6h à l'appartement de Madoka où tout est le monde loge pour le w-e. On se retrouve à 3 sur le tapis, avec à peine assez de place pour les jambes, mais on s'en fiche, on veut juste dormir...


lundi 27 juillet 2009

Il y a des jours comme cela...

Où tout semble aller mal. Enfin tout, j'exagère, mais au moins quelques parties de la journée. Vous voulez un exemple concret ? OK, alors je vais vous racontez cette magnifique journée du vendredi.

Le projet de base était simple : en ce jour de congé pour la moitié de l'usine à laquelle j'appartiens, je pensais retourner à Yamaguchi pour faire un coup double digne des plus grands stratèges asiatiques du VIème siècle avant ce bon vieux JC. Attendez que j'éclaire votre lanterne et jugez par vous-même : combiner en une journée la visite d'un jardin zen dessiné par Sesshu en son temps ET la découverte du Gion Matsuri version yamaguchienne (yamaguchite rend peut-être un peu mieux...). Pas mal hein ? Malin le petit français ? Je vous sens coi là. Bah, il suffit d'un guide Lonely Planet et d'un peu de jugeotte. Tout le monde peut y arriver. Même vous. Même toi.

En théorie, je devais être aux alentours de 12h30 avec mon bentô acheté à un conbini au jardin afin de me délecter à la fois de mon repas et de la vue. Flâner ensuite dans les rues à la découverte des temples en attendant le matsuri devait constituer la suite de mon périple d'un jour.

Évidemment, rien ne s'est passé comme cela. À 11h45, je pars de chez moi, ce qui est un poil trop tard pour respecter mes délais. 1h plus tard, je suis arrivé à la gare de Yamaguchi, à 3 kms du jardin. Je vais à l'office du tourisme me renseigner sur le matsuri et me vois entendre qu'il n'y a pas de matsuri aujourd'hui. "L'année prochaine". Merci, je suis pas idiot. Bon. Super guide qui dit n'importe quoi. C'est pas grave, il y a un jardin qui est là toute l'année lui au moins. Pas de risque de ce côté-là.

Je me dirige donc vers la boutique de location de vélo en face de la gare afin d'obtenir un bolide à même d'avaler assez rapidement les 3 kms de distance me séparant du Sesshu's garden. Cette fois-ci je me vois entendre qu'il est interdit de louer des vélos en raison de la pluie. C'est quoi cette connerie ? OK, il fait moche aujourd'hui, mais à cause de ça, je peux pas louer de vélo ? Y'a un truc que je capte pas là...

Vous le sentez vous-même, les éléments sont contre moi. On dirait qu'ils se sont passés le mot pour m'empêcher de réaliser mes plans. Et bah je relève le défi. Je vais y aller à pied à ce putain de jardin zen. Et c'est parti pour 3 kms sous la pluie (c'est plus marrant). Et impossible de trouver un combini durant tout le chemin. Au moins, je découvre quelques temples (positive attitude). Mais les temples, au bout d'un moment...

Après 1h30 de marche dont un passage dans le tunnel pour voitures supra bruyant, j'aperçois enfin le temple abritant le jardin. Et à côté un magasin de souvenirs où j'espère pouvoir trouver de quoi me restaurer. Face à l'absence de bentô, je prends un bol de sôba au petit restaurant attendant. L'occasion pour moi de taper un peu la discussion avec l'employée. Je demande des infos sur le matsuri et j'apprends que c'est à cause du mauvais temps qu'il est annulé. À un moment, un autre client arrive et c'est l'occasion de repartir dans une petite conversation. Un moment sympathique.

15h30, je suis enfin en face du jardin. Très beau jardin dont le caractère zen ressort du fait que je suis le seul visiteur à ce moment-là. Le jour de la semaine et le mauvais temps ont dû jouer pas mal. Le jardin fait la part belle aux pierres, comme le voulait le style de l'époque. Il y a toute une signification derrière l'agencement des pierres, mais je suis bien incapable de vous l'expliquer.

Histoire d'en profiter, j'entame la ballade autour du jardin, les pieds dans la boue. Je suis les chemins dont un qui n'en finit pas de grimper pour finalement déboucher sur un petit autel (fermé). OK. Bah je redescends hein. Au moins, ça m'a permis de salir mon pantalon, j'ai pas tout perdu. 16h, il est temps de repartir à la gare en prévision du départ dans la soirée pour Ôsaka.

Je repars à pied à la station la plus proche, à environ 20 minutes à pied. 25 pour ma part puisque j'arrive à me perdre au moment où la pluie redouble d'intensité. Ça m'a permis de voir partir le train que j'aurais voulu prendre. Le prochain ne passe que dans 30 minutes. Allez moment Archos (la marque de mon baladeur) pour passer le temps.

Le temps de sécher un peu dans le train, ce sont des trombes d'eau dignes du déluge de mardi dernier qui s'abattent sur Shin-Yamaguchi. Et devinez quoi ? Je suis en vélo. Si si. Et je suis bien arrivé trempé chez moi, merci.

Le Shinkansen que je veux prendre est à 19h00. J'ai donc 1h15 devant moi pour me doucher, me changer, faire mon sac et aller à la gare. Je traîne un peu puis pars prendre ma douche. Sans doute qu'à ce moment-là le temps a décidé de s'écouler plus vite puisqu'à ma sortie, il est 18h43. J'ai donc 17 minutes pour m'habiller, faire mon sac, aller à la gare. Super.

Preuve que je n'ai pas changé, j'arrive à 18h59 à la gare. Et là le miracle se produit... Le shinkansen a 5 minutes de retard ! Oui, vous ne rêvez pas ! Les trombes d'eau ont eu raison de la ponctualité légendaire de ce train ! Je peux souffler, au moins je serai à temps à Ôsaka pour ce week-end qui s'annonce grandiose.

Enfin la chance me sourit aujourd'hui. Serait-ce un signe annonciateur de ce que sera le week-end ?

Photos

Innovation sur le blog : suivez-moi à la carte !

Afin de vous aider à vous y retrouver parmi tous les lieux dont j'ai pu et dont je vais parler sur le blog, je mets en place une carte avec des marqueurs sur les lieux visités. Vous pouvez sélectionner le lieu grâce au menu déroulant.

Un énorme merci à Amano qui a eu la bonté de faire un tutoriel suite à ma requête. En plus d'être sympa et disponible, son blog est vraiment agréable à lire. Allez-y faire un tour si vous pouvez.





jeudi 23 juillet 2009

Le Japon insolite, partie I : "Girlofrendo ?"

Le Japon. Ce pays à l'extrême orient de l'Asie intrigue et fascine. Au point que de nombreux clichés le concernant ont la vie dure. Certains sont faux, d'autres plus ou moins vrais. Ce sera sans doute l'objet d'un billet dans le futur. Pour le moment, je souhaiterai aborder ces clichés qui mériteraient d'exister mais dont ce n'est pas le cas.

Derrière ce titre ("Girlofrendo ?") se cache en effet un "néo-cliché" dont la véracité a été empiriquement prouvée par mon expérience personnelle au cours de ce mois passé au Japon.

Tout d'abord, faisons le point sur le contexte. Il faut que vous soyez de sexe masculin, de préférence jeune et beau (vous observerez à quel point je correspond à cette description). Et que vous établissiez le contact avec des japonais seul.

À ce moment-là, si l'interlocuteur japonais cherche réellement à vous connaître, alors vous avez 90% de chances que dans la journée, il vous pose LA question : "et... Tu as une petite amie ?". Le plus souvent un petit sourire accompagnant la dite question. Ne cherchez pas une quelconque logique, cette question peut surgir n'importe quand dans la discussion, occasionnant parfois des brusques changements de sujets de conversation à même de vous affaiblir. Le Japonais curieux manie excellemment bien cette science de la question "girlofriendo". Exemple : durant une pause à l'usine, un des ouvriers commencent à me poser des questions. Le genre de questions simples auxquelles il m'est possible de répondre. T'as mangé quoi hier ? T'aimes les sushis ? (oui, ça fait rêver) Tu vas faire quoi une fois chez toi ? À cette dernière question, je sors mon habituelle répartie qui contient notamment "utiliser Internet pour envoyer des mails". Et là PAF ! Voilà qu'elle surgit ! "Des mails pour ta "girlofrendo" ?" Ah le saligaud, voilà où il voulait en venir. Chapeau, tu m'as eu.

Ce cas mis à part, le plus souvent, la question est brute. Un peu comme si on vous demandait votre nom prénom, âge pourquoi pas, et si vous avez une "girlofrendo". État civil japonais en quelque sorte. Ça vient au milieu des discussions de première rencontre habituelles. Entre les raisons qui t'ont poussé à apprendre le japonais, ce que t'aimes dans la nourriture japonaise et les lieux que tu as vu jusqu'à présent.

Mais je vous imagine devant votre écran, sceptique, l'œil inquisiteur. C'est donc ça son "néo-cliché" ? Oui ! Ce n'est que ça ! Mais vous ne devriez pas le sous-estimer, c'est un cliché terrifiant ! En effet, on pourrait s'imaginer que ce n'est qu'un certain profil de japonais qui serait à même de poser une telle question. Que nenni pauvre fou ! Ils le font TOUS !

Que ce soit le patron de l'usine lors du premier repas que je prends avec lui (je le connais donc depuis environ 1h), la famille d'accueil (en l'occurrence une japonaise de 50 ans), une de ses amies rencontrée 4h auparavant, ses autres amies avec qui elle traine souvent, les collègues à l'usine (du plus jeune au plus âgé), les étudiants à l'université, etc. Quasiment à chaque fois, j'y ai eu droit. Et après une rapide enquête auprès d'autres beaux jeunes hommes européens (les autres mecs qui font le programme de l'ESSEC quoi), il s'avère que de leur côté aussi c'est le cas.

Donc je vous le dis, méfiez-vous ! Le Japonais VEUT savoir si vous avez une petite amie. À vous d'être préparé en conséquence (au niveau de la réponse à donner, cherchez pas à vous trouvez absolument une petite amie avant de partir au Japon hein. Restons raisonnable). Vous ne pourrez pas dire que vous n'avez pas été prévenu.

mardi 21 juillet 2009

Mon premier (quasi) typhon !

Ce matin, j'ai eu la chance d'être réveillé par un orage très puissant qui a duré toute la matinée. Les pluies diluviennes ont provoqué l'annulation des trains locaux et de la plupart des shinkansen traversant la région. Un collègue m'a expliqué que de nombreux glissements de terrain avait eu lieu. Ce n'était "que" des fortes pluies, mais selon lui, ça ressemblait presque à un typhon. J'ai pu me faire emmener au boulot par une collègue, mais de nombreuses personnes attendaient à la gare. On remarquera le caractère professionnel de la Japan Railways qui a mis à disposition des bus.



Histoire de compléter un peu l'article, autant que je vous présente un peu les gens que je cotoie et le lieu dans lequel je bosse. Alors, j'ai rejoint un groupe de 5 personnes dont le chef est Ito-san (le chauve). Le plus jeune, Nobuta-san a 18 ans, Nawata-san a 20 ans, Fushinaga-san doit avoir autour de 27 ans et Yamamoto-san doit tourner autour de la quarantaine.










Vendredi dernier, j'avais ramené mes affaires de japonais, histoire de feuilleter un peu mes notes durant les temps de pause. Ils ont beaucoup aimé la feuille de vocabulaire franco-japonais. Maintenant, ils savent dire chien, chat, gant, voiture (un peu dur celui-là). Et oui, c'est ça l'échange culturel entre deux pays !










Et en prime, je vous propose une photo de l'usine et une photo de votre humble serviteur en bleu de travail. Si ça ne nourrit pas vos fantasmes les plus malsains, je ne sais plus quoi faire moi !

lundi 20 juillet 2009

Virée à Shimonoseki et Kitakyûshû avec la famille Ichikawa

Aujourd'hui j'étais invité à passer la journée avec mon patron et sa famille. Famille nombreuses puisqu'elle compte 4 enfants, répartis équitablement entre les deux sexes. Sans doute Ishikawa-san a-t-il décidé de lutter contre le dépeuplement du pays à sa manière. Destination, Shimonoseki, tout à l'ouest de Honshu, dernière ville avant l'île de Kyûshu.


Après une heure de route sous des trombes d'eau (un vrai déluge), nous arrivons aux alentours de midi à Shimonoseki, direction Karato Ichiba, le centre de la ville où ont lieu tous les matins à l'aube les ventes de poissons fraichement pêchés et tout un tas d'échoppes où l'on peut se restaurer. C'est l'occasion de goûter au fugu, le poisson globe potentiellement mortel, dont la préparation est la spécialité de Shimonoseki. L'endroit est une sorte de grand hangar où les commerçants harranguent la foule pour qu'elle s'arrête à leur échoppe. Muni d'une barquette en plastique et de pincettes, on choisit ce que l'on veut manger et l'on va s'asseoir sur les bancs près de la jetée. De nombreux japonais viennent se restaurer ici, le lieu est assez connu.

Comme je suis là pour publier cet article, c'est que tout s'est bien passé. J'en ai goûté frit mais également en sushi. Et effectivement, c'est excellent. À côté de ça, c'était open sushi (sushi ouvert) pour ma pomme puisque Ishikawa-san me payait tout. J'ai pu déguster des sushis de saumon et autres poissons, de crevette, de thon rouge (ouh le méchant), et même de baleine (ouh le gros vilain !) ! D'ailleurs lorsque Ishikawa-san a dit à sa famille que je voulais goûter à de la baleine, vu la tête qu'ils ont tiré, j'ai bien crû avoir fait une grosse erreur. Mais pas du tout en fait, ce sont juste des fiottes (humour) !













Bref, j'ai bien mangé, ça passe vraiment tout seul ces sushis. On enchaîne sur la visite du temple shintô Akama consacré à une divinité en rapport avec les oreilles (?) et à Antoku, un jeune empereur de l'époque des guerres civiles mort à Shimonoseki . Oui, j'ai pas compris toute l'explication d'Ishikawa-san. Comme à Tsuwano, le temple est rouge vif, avec des offrandes et autres. De retour dans la voiture, on s'apprête à traverser le détroit de Kanmon pour rejoindre Kokura, ville intégrée depuis 46 ans à Kitakyûshû, et son château. Pour l'anecdote, Kokura devait être la deuxième ville à recevoir la bombe atomique en raison des arsenaux qu'elle détenait. Mais les mauvaises conditions météorologiques ont forcé les américains à opter pour Nagasaki, plus au sud.

La visite du château se révèle être assez amusante et didactique. De nombreuses petites activités sont proposées, ce qui amuse les enfants. Le château en lui-même est assez beau bien qu'il ne tienne pas la comparaison face à celui d'Himeji (article à venir). La vue du dernier étage est sympathique, surtout lorsqu'on a une canette fraiche à disposition pour se restaurer. Suite à la visite, direction le gros centre commercial juste à côté où l'un des fils doit s'acheter des vêtements. Je reste pour ma part avec Ishikawa-san et ses deux filles en attendant les deux fils et la mère.

Il est 16h40, l'heure du retour a sonné. Nous retraversons le détroit en passant cette fois-ci sur le pont et non pas par le tunnel. Les enfants s'endorment à l'arrière pendant que je discute avec Ishikawa-san devant. Ca fait plaisir d'avoir une certaine conversation avec quelqu'un. Oishi-san est gentil mais il n'ose pas trop poser de questions, ce qui est tout de suite plus compliqué. 1h30 plus tard, on arrive au petit restaurant où l'on va déguster un okonomiyaki façon Hiroshima. Non ce n'est pas de la nourriture radioactive, merci pour le cliché. J'en avais déjà mangé un, mais à Ôsaka, ce qui n'est pas tout à fait la même chose.










Le restaurant est familial et il y a même une bibliothèque bien fournie de manga pour patienter en attendant que ça cuise (on peut d'ailleurs observer les cuisiniers s'affairer) ! Le plat est vraiment très bon, et c'est le ventre bien plein que je me fais ramener jusqu'à chez moi.

Ce fut une bien bonne journée en compagnie de cette famille nombreuse. J'ai même pu fouler le sol de Kyûshû, c'est dire si la journée n'a pas été perdue ! Et pour vous faire profiter, regardez un peu les photos ici.

dimanche 19 juillet 2009

Moi, mon vélo, Yamaguchi

Ainsi donc, en ce dimanche, j'ai une journée à organiser selon mon bon vouloir. Mon projet est d'aller relativement à Yamaguchi afin de découvrir cette ville surnommée "la Kyôto de l'ouest". En effet, j'habite en réalité Shin-Yamaguchi, près de la gare du shinkansen, à une douzaine de kilomètres de Yamaguchi. Je décide d'y aller en vélo pour faire d'une pierre, deux coups : économiser le déplacement en train et avoir un moyen de déplacement pratique une fois sur place.

Et comme j'organise ma journée à ma guise, c'est donc avec délectation (je vous le présenterai, il est sympa) que je m'octroie ma première vraie grasse matinée au Japon. Lever à 11h15, bon ben va falloir revoir les plans de la journée. Finalement, après avoir trainé, je pars vers 14h. Direction la gare de Shin-Yamaguchi où je récupère cartes et plans pour mon périple. La dame m'annonce qu'il faut environ une heure pour rejoindre Yamaguchi en vélo et tente de me convaincre de prendre le train. Que nenni. Et c'est parti.

5 minutes plus tard, je suis tout transpirant tant il fait chaud. Le vélo est sympa mais on a déjà fait mieux comme modèle. Et les lunettes qui glissent du nez, 'tain je vous jure. Un panneau indiquant le kilométrage approche. Oh là là, je n'ai fait qu'un kilomètre depuis le dernier panneau. Ca va être long...

Au cours du chemin, je m'arrête une bonne demi-heure près d'un terrain de base-ball où des matchs semblent se préparer. Le base-ball est le sport roi au Japon, nombreux sont les petits japonais à en faire. En l'occurence, ce sont des petites japonaises que j'ai observées s'échauffer bien que je ne m'en sois rendu compte qu'à la fin. C'est fou comme c'est difficile de s'en apercevoir avec ces tenues de sport. Bon ça tarde à démarrer et le match en cours est de l'autre côté du terrain, tant pis, j'y vais.

J'arrive à Yamaguchi, fatigué et transpirant vers 16h30. Un peu tard pour faire tout ce que j'avais prévu. Tant pis, je sélectionne. On commence par le Kozan-Koen qui abrite le Ruriko-ji et sa pagode à 5 niveaux. Le lieu est d'ailleurs inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. L'endroit est vraiment agréable même si j'ai souffert pour y arriver en vélo puisqu'il se situe en haut d'une colline. De nombreux édifices ou monuments sont présents près de ce parc, notamment une maison de thé qui abrita des conspirateurs contre le shogunat Tokugawa, les tombes des seigneurs du clan Môri qui dirigea Yamaguchi dans le passé et le temple Toshun-ji construit par le daimyo du moment. Il n'y a peu de monde, et c'est tant mieux même si j'accuse un peu le coup de l'heure et demi de vélo et de l'ascension jusqu'au temple.

Je redescends la colline pour me diriger vers le Kameyama-Koen, un parc où se situe la chapelle commémorative Saint-François Xavier en l'honneur du missionaire qui séjourna dans la ville au XVIème siècle. Ca monte à nouveau, mais cette fois-ci je descends de ma bécane. Faut pas pousser non plus, on est censé être dans la vallée que diantre ! Au sommet est présent le parc à proprement parler. La chapelle est un peu en contrebas. Son style moderne et coloré s'explique par sa reconstruction en 1998 suite à un incendie.

Il est 18h20, je redescends en direction de la gare pour m'arrêter vers la galerie marchande. Je flâne un peu même si rien de spécial n'est à signaler. À noter les préparatifs pour le matsuri de demain (le même que celui à Tsuwano). Il a lieu le 20, 24 et 27 juillet, j'espère bien pouvoir y aller un soir, après le boulot. Il est près de 19h, je suis fourbu et j'ai faim. Je décide d'aller tester une adresse de mon guide. Malheureusement, impossible de trouver ce fichu "Franck" (nom du restaurant hein) ! Je fais le tour du quartier sans succès. Je me rabats sur un restaurant qui a l'air sympa avec de l'ambiance. Mais les gloussements d'une brochette de maman japonaise suite à mon étude du menu (où je ne comprenais rien sauf les prix) devant la porte d'entrée me font reculer. Peut-être que c'était la première fois qu'elle voyait un européen ? Où est-ce à cause des cheveux bouclés ? Encore un mystère difficile à résoudre.

Je vais donc en face, chez Fracasso où je m'offre un bon plat de spaghetti carbonara. J'ai une fois de plus constater mon incapacité à comprendre ce que me disent les serveurs. Ils pourraient me dire qu'ils ont craché dans le plat, je leur répondrais systématiquement par un oui des plus compréhensifs qui soient en apparence. Et ainsi que je dine seul dans un restaurant familial. Pauvre de moi.

20h, je décide de rentrer tant je suis fatigué. À ce moment précis, la magie opère. Alors qu'il n'a pas plu de la journée, l'eau commence à tomber du ciel, doucement au début puis en alternance avec parfois de bonnes douches pour ma pomme. Ben tiens, c'est plus marrant comme ça. Il fait nuit et j'ai encore une douzaine de bornes à faire. Je les fais en 1h pile, et j'arrive chez moi exténué et trempé. Au moins je vais bien dormir ce soir...

Bilan : "journée" un peu courte pour bien visiter la ville. La brochure que j'ai récupérée me laisse à penser que le surnom de la ville n'est pas démérité tant il y a de temples. Néanmoins, la comparaison avec Kyôto s'arrête là. En soi, la ville est sympathique, j'essaierai d'y retourner une nouvelle fois mais la visiter seul n'est pas ce qu'il y a de plus marrant.

Par contre, la prochaine fois, je prends le train.

Les pictures.

samedi 18 juillet 2009

Tsuwano !

Je viens de rentrer d'une petite journée tourisme à Tsuwano à environ 60 kilomètres de Yamaguchi en compagnie d'Oishi-san, le collègue de l'entreprise qui était venu me chercher à la gare une semaine auparavant.

Première surprise de la journée, Oishi-san est en retard. Si si, je déconne pas. Un bon gros quart d'heure de retard. Cela m'a laissé le temps de me balader en bordure de la rivière juste à côté de chez moi. C'est un coin sympathique où je pourrai aller me balader en soirée de temps en temps. Enfin on verra.

C'est parti pour 1h20 de route. Le voyage est assez silencieux, la langue agissant plus comme une barrière tant Oishi-san est nul anglais et moi en japonais. J'en profite pour lire à fond mon guide, histoire de savoir à quoi m'attendre. Il fait chaud dehors, près de 30°C avec un temps légèrement nuageux mais sans plus. La climatisation fait des miracles.

On arrive un peu avant 12h à Tsuwano, petite ville de quelques milliers qui s'étend dans la longueur, encaissée dans la vallée. La ville est connue dans la région pour son sanctuaire important, son quartier de samouraï bien conservé et les ruines de son château. Nous commençons par le sanctuaire Taikodani Inari, tout de rouge vêtu, surplombant la ville. Évidemment, nous arrivons en même temps qu'un car de vieux touristes japonais. Moi qui pensais qu'ils étaient tous à Paris.

Le sanctuaire est vraiment très beau avec cette couleur vive caractéristique de ces lieux. Inari est une divinité shintô qui est représentée sous la forme d'un renard (kistune). C'est donc tout naturellement que le renard est présent un peu partout dans ce sanctuaire. Des offrandes sont présentes sur l'autel. Oishi-san nous prend des o-mikuji, des bandelettes de papier sensées apporter ou non la bonne fortune. Pour ma part, ça n'a pas l'air d'être fameux. Tant pis.


Un chemin partant de la ville permet de se rendre au sanctuaire à pied. Parsemé de centaines de torii, ces sortes de portiques rouges marquant l'entrée dans le sanctuaire, il doit vraiment être agréable à parcourir. Malheureusement, nous sommes venus en voiture, donc nous repartons vers le parking (c'est moins glamour de suite).

Seconde étape, les ruines du château de Tsuwano. Les ruines en elles-mêmes n'ont que peu d'intérêt mais c'est l'occasion d'avoir un beau point de vue sur la vallée. L'ascension commence tout d'abord par un vieux funiculaire à la fois rigolo et légèrement inquiétant vu l'absence de barre de sécurité et l'âge surement élevé de ce truc. Bon ok, ça va pas très vite et on est jamais à plus de 3 mètres du sol, mais je sais que ça aurait pu inquiéter des gens (pas moi, j'ai peur de rien). En haut, il faut marcher 5-10 minutes pour rejoindre l'endroit où se trouvait quelque chose dont je n'ai pas saisi le sens. Je penche pour la tour de guet mais à vrai dire, je n'en sais rien.

Un peu plus loin se trouvent les restes du château à proprement parler. L'ascension par 33°C est difficile tant il fait chaud. Mais armé de ma bouteille d'eau, de mon appareil photo et de mon guide, je suis un touriste prêt à tout affronter. Une fois en haut, effectivement la vue est jolie. On surplombe la vallée (cf la photo du début). On entame la descente, on reprend le funiculaire et hop direction la boustifaille pour se restaurer. C'est que ça creuse une ascension de 10 minutes !

On se retrouve donc dans Tonomachi, le quartier des samouraï avec des maisons de style Edo, du nom de l'époque du gouvernement des Tokugawa quelques siècles auparavant. La principale rue est bordée de canaux où barbotent des carpes bien dodues. À l'origine, elles étaient élevées afin de constituer une réserve de nourriture en cas de siège, bien qu'aujourd'hui elles fassent plus le bonheur des touristes.

Le soleil est présent, les lieux sont agréables à visiter puisque les bâtiments sont bien conservés. Il n'y a pas énormément de monde, on peut flâner tranquillement. Direction un restaurant choisi par Oishi-san. Au menu, l'uzume-meshi (riz dans une soupe de tofu, avec des champignons et des légumes de montagnes), la spécialité locale. Le tout servi avec une certaine recherche dans la présentation. C'est assez cocasse de se dire que je partage avec Oishi-san un repas aussi délicieux (oishii en japonais). Voilà pour la touche d'humour.

En sortant du restaurant, la chaleur combiné au début de digestion "réveille" ma fatigue. On se promène un peu dans les rues jusqu'à l'église catholique érigée en 1951 en souvenir des chrétiens de Nagasaki exilés de force ici. L'église est petite mais le plus frappant est le remplaçant des bancs par les tatamis ! Nous continuons notre chemin pour finalement se rendre à un petit musée consacré à Hokusai, le maître de l'estampe japonaise. La collection est petite, c'est sympathique mais pas immanquable.

Tsuwano est une petite ville dont on n'a rapidement fait le tour si les musées présents ne nous intéressent guère (sur les poupées occidentales, sur les objets de la vie quotidienne, etc.). C'est pourquoi à 15h, j'ai vu ce que je voulais voir et accepte donc de reprendre la voiture. Oishi-san me propose alors d'aller à Hagi, à 50 kms de là en m'assurant qu'on a le temps. Cool, j'avais prévu d'y aller au cours de mes prochains week-ends ! Quel bel esprit d'initiative Oishi, on ne se comprend peut-être pas toujours, mais on est sur la même longueur d'onde pour le coup !

À peine rentré dans la voiture, je m'endors. Climatisation effect. Je me réveille à Hagi où l'on se dirige vers une sorte de marché couvert sur le port. C'est l'occasion de voir des bêtes étranges sous cellophane mais également de la viande de baleine (ouh les vilains) ou de la "confiture" de dauphin (cf photo: la baleine est dans l'emballage noir, le dauphin est dans les pots orange). Pour la suite, comme il est 16h passé, je pense me contenter de me ballader dans les quartiers historiques de la ville ou vers le parc près des vestiges du chateau.

Bon en fait, on n'est pas sur la même longueur d'onde. Je m'aperçois au bout d'un moment qu'on est en train de sortir de la ville. Avec mon air faussement naïf, j'obtiens la confirmation qu'on est sur le chemin du retour à Yamaguchi... Ah. Pourtant je suis sur qu'il m'a parlé à un moment du château. Bon. Ben j'y reviendrai par moi-même alors. En fat de compte, je n'aurai vu que le marché couvert de Hagi. Cela fait peu comme visite, mais ça a au moins le mérite de faire original.

Pour finir, j'ai passé une très bonne journée même si j'en ressors frustré pour deux raisons. La première est due à la petite désillusion à Hagi. La seconde est due au fait que lundi (qui est férié) se déroule un festival (matsuri) important à Tsuwano dont les images que j'ai pu voir m'ont mis l'eau à la bouche. Malheureusement ce jour-là, je pars à Shimonoseki avec le boss de l'usine. Je trouve ça tellement dommage de ne pas m'être bien débrouillé pour mieux arranger mes déplacements alors que j'avais le temps et l'occasion (c'est pas tous les ans que je serai à côté de Tsuwano le 20 Juillet). Enfin, ce n'est pas très grave, j'aurai l'occasion de voir d'autres matsuri au cours des mois prochains. Mais quand même, c'est frustrant !

Demain, je pars en vélo tout seul à Yamaguchi. Comme ça je ferai ce que j'ai envie, na !

N.B: avec tous les liens que j'ai mis, ça fait une vraie leçon sur la culture japonaise. Et au passage, pour voir toutes les photos, c'est .