Après une heure de route sous des trombes d'eau (un vrai déluge), nous arrivons aux alentours de midi à Shimonoseki, direction Karato Ichiba, le centre de la ville où ont lieu tous les matins à l'aube les ventes de poissons fraichement pêchés et tout un tas d'échoppes où l'on peut se restaurer. C'est l'occasion de goûter au fugu, le poisson globe potentiellement mortel, dont la préparation est la spécialité de Shimonoseki. L'endroit est une sorte de grand hangar où les commerçants harranguent la foule pour qu'elle s'arrête à leur échoppe. Muni d'une barquette en plastique et de pincettes, on choisit ce que l'on veut manger et l'on va s'asseoir sur les bancs près de la jetée. De nombreux japonais viennent se restaurer ici, le lieu est assez connu.
Comme je suis là pour publier cet article, c'est que tout s'est bien passé. J'en ai goûté frit mais également en sushi. Et effectivement, c'est excellent. À côté de ça, c'était open sushi (sushi ouvert) pour ma pomme puisque Ishikawa-san me payait tout. J'ai pu déguster des sushis de saumon et autres poissons, de crevette, de thon rouge (ouh le méchant), et même de baleine (ouh le gros vilain !) ! D'ailleurs lorsque Ishikawa-san a dit à sa famille que je voulais goûter à de la baleine, vu la tête qu'ils ont tiré, j'ai bien crû avoir fait une grosse erreur. Mais pas du tout en fait, ce sont juste des fiottes (humour) !
Bref, j'ai bien mangé, ça passe vraiment tout seul ces sushis. On enchaîne sur la visite du temple shintô Akama consacré à une divinité en rapport avec les oreilles (?) et à Antoku, un jeune empereur de l'époque des guerres civiles mort à Shimonoseki . Oui, j'ai pas compris toute l'explication d'Ishikawa-san. Comme à Tsuwano, le temple est rouge vif, avec des offrandes et autres. De retour dans la voiture, on s'apprête à traverser le détroit de Kanmon pour rejoindre Kokura, ville intégrée depuis 46 ans à Kitakyûshû, et son château. Pour l'anecdote, Kokura de
La visite du château se révèle être assez amusante et didactique. De nombreuses petites activités sont proposées, ce qui amuse les enfants. Le château en lui-même est assez beau bien qu'il ne tienne pas la comparaison face à celui d'Himeji (article à venir). La vue du dernier étage est sympathique, surtout lorsqu'on a une canette fraiche à disposition pour se restaurer. Suite à la visite, direction
Il est 16h40, l'heure du retour a sonné. Nous retraversons le détroit en passant cette fois-ci sur le pont et non pas par le tunnel. Les enfants s'endorment à l'arrière pendant que je discute avec Ishikawa-san devant. Ca fait plaisir d'avoir une certaine conversation avec quelqu'un. Oishi-san est gentil mais il n'ose pas trop poser de questions, ce qui est tout de suite plus compliqué. 1h30 plus tard, on arrive au petit restaurant où l'on va déguster un okonomiyaki façon Hiroshima. Non ce n'est pas de la nourriture radioactive, merci pour le cliché. J'en avais déjà mangé un, mais à Ôsaka, ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
Le restaurant est familial et il y a même une bibliothèque bien fournie de manga pour patienter en attendant que ça cuise (on peut d'ailleurs observer les cuisiniers s'affairer) ! Le plat est vraiment très bon, et c'est le ventre bien plein que je me fais ramener jusqu'à chez moi.
Ce fut une bien bonne journée en compagnie de cette famille nombreuse. J'ai même pu fouler le sol de Kyûshû, c'est dire si la journée n'a pas été perdue ! Et pour vous faire profiter, regardez un peu les photos ici.
hum, t'as l'air de bien te remplir la panse des spécialités locales, haha!
RépondreSupprimerAh mais complètement ! D'ailleurs ce soir, c'est cup noodles acheté à Cosumosu pour environ 0,60€. Je vis à la japonaise moi.
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