mardi 29 septembre 2009

Silver Week, jour 2 : Naha et retrouvailles


Je suis donc chez moi sur les coups de 21h30 pour un départ prévu à 22h en direction de l’aéroport. Evidemment, je pars en réalité à 22h40 ce qui rend mon timing plus que serré. Je me permets donc de rejoindre la bouche de métro en courant et d’effectuer mes changements au pas de course. L’enjeu est important car si je loupe le dernier monorail qui lie l’aéroport à la ville, je me retrouve bloqué à la station de train jusqu’à 5h du matin, heure du premier monorail. Avec mon avion à 6h20, ça laissera peu de temps en plus du fait que la nuit serait plus que désagréable.


Malgré tout, j’ai choisi de soigner mon look. D’un, parce que c’est les vacances direction les îles du sud. De deux, par choix de ne pas trop me charger niveau bagages. C’est donc en T-shirt bleu, short de bain rouge et crocs oranges, sac à l’épaule, que je débarque à l’aéroport à 00h15 après avoir attrapé le dernier monorail à 8 minutes près (pfiouuuu...). J’en profite pour prendre des photos de l’aéroport vide, chose plutôt inhabituel. Au cours de mes pérégrinations dans les bâtiments vides, je croise un flic qui semble bien étonner de me voir là. Il me reconduit gentiment à la sortie, pensant sans doute que je m’étais perdu.


Je me retrouve donc dehors, à 00h30, dans la tenue spéciale plage, sans endroit où dormir. Au moins le voyage commence bien. Je me vois déjà me blottir dans un coin de la pièce réservée au fumeur qui n’est pas entièrement fermée pour laisser échapper les fumées. Refus de me résigner, battons-nous ! Je vais donc exposer ma situation au flic de service dans son koban qui est lui aussi bien surpris de voir un étranger de 19 ans tout seul à l’aéroport dans cette tenue à cette heure-ci. Eh ouais, esprits libres rejoignez-moi !


Comme on est au Japon, tout s’arrange. Je signe un papier m’enregistrant et je rejoins le coin où les voyageurs dans mon cas tentent de trouver le sommeil (à mon arrivée, ils l’avaient déjà presque tous trouvé les salauds !). Au moins, il y a la possibilité de s’allonger, c’est déjà ça. En plus, on a la salle de bain (ouais, les toilettes de l’aéroport quoi) toute propre juste à côté !


Je dois avouer que j’ai pas non plus super bien dormi, mais fallait s’en douter. À 5h, un policier passe nous réveiller en même temps que l’aéroport s’active. J’ai un peu la tête dans le brouillard, mais je me dirige vers le comptoir d’enregistrement. Les formalités faites, j’attends tranquillement pour embarquer, alors que l’aéroport est déjà bien plein. On sent que le pays est en vacances.


Je passe la majeure partie du voyage à dormir, histoire de ne pas être trop assommé par le manque de sommeil à mon arrivée. J’ai néanmoins le temps d’apercevoir le Fuji et sa forme majestueuse et magnifiqe par le hublot. Malheureusement, je n’avais pas l’appareil photo avec moi et mon voisin japonais a fermé le hublot juste après. Pas cool !


J’arrive à Naha, capitale de la préfecture d'Okinawa, à 08h30 et le premier constat est inquiétant. Le temps est couvert de nuages sombres. Ah là, je suis pas d’accord, je veux mon soleil, mes plages et mon océan chaud. En fait, le temps se découvre assez vite puisque 1h après, il fait plein soleil.


J’entame la journée par la visite du Shuri-jô, le château historique de Naha. En réalité, il s’agit d’une reconstruction, l’original ayant été détruit pendant la Deuxième Guerre Mondiale, comme la majeure partie du patrimoine historique de l’île. Pour rejoindre le chateau, j’emprunte le monorail qui traverse la ville à une quinzaine de mètres de hauteur en silence. Très agréable.


Il n’est même pas 10h du matin et déjà le soleil tape. Mes craintes à l’aéroport sont désormais bien loin. Je rejoins assez facilement le lieu du château, déjà envahi par de nombreux touristes. En réalité, ce n’est pas aussi bondé que ça, mais il y a quand même du people. En même temps, il n’y a quasiment rien d’autre à visiter à Naha, donc c’est un peu normal que tous les touristes se concentrent là.


Le lieu regroupe plusieurs monuments intéressants à part le château. Il y a la reconstitution de l’entrée du temple des rois Ryûkyû, un pavillon avec un pont chinois, des portes (dont celle ornant le nouveau billet de 2000 yens et véritable symbole d’Okinawa). Le château en lui-même est très intéressant à visiter. Dommage qu’une partie de la façade soit en restauration. J’ai l’occasion aussi d’assister à un petit spectacle de musique et de danse gratuit fort sympathique.



À l’intérieur est retracé l’histoire du château et de la dynastie des

Ryûkyû, aujourd’hui éteinte. Je ne m’attarde pas trop, de toute façon, je ne peux pas lire la plupart des explications et je n’ai pas envie de passer trop de temps sur celles en anglais. Dans le bâtiment principal, le trône a été recréé et en jette pas mal.


Bref, après plus de 2h30 et quelques de visites, je sors de l’enceinte du château. Je me ballade aux alentours, en profite pour acheter un super chapeau de paille et repart pour retrouver Manu qui vient d’atterir à son tour à Naha.


Je le retrouve 45 minutes après à la plage de Naha. Plage absolument mythique, véritable symbole de la mentalité étrange des Japonais vis-à-vis de l'aménagementnt urbain. Vous remarquerez le subtil contraste entre cette petite plage donnant sur une eau claire et chaude, surplombée par un petit temple tout mignon et l’autoroute hideuse construite dans l’eau, à 100 mètres du rivage. Légendaire.


En tant que citadin frustré, je fonce vers l’eau de suite et tant pis pour l’autoroute. Les retrouvailles avec Manu se font donc dans cet endroit particulier où l’esthétique semble être remis en question dans sa nature la plus profonde. Après 2h de barbotages et de bavardages, il est temps de repartir. Douche rapide, et direction la Kokusai-dôri, la rue principale de Naha, véritable paradis pour touristes.


Avant ça, passage par un petit jardin d’inspiration chinoise des plus sympathiques. Il n’y a personnes, l’endroit fort joli est donc tout calme. Bref très sympa, même si ça nous met en retard pour la suite du programme.

En effet, on avait prévu d’acheter quelques trucs à touristes sur la Kokusai-Dôri, comme les chemises aux motifs traditionnels, les Marcel portés par tout le monde ici ou les T-shirt du genre « I love Okinawa ». Finalement, nous n’achetons qu’un T-shirt dans une boutique assez stylée de fringues (et même pas dans une boutique à touriste). Nous ne pouvons nous aventurer qu’au début de la rue, ce qui nous permet néanmoins de croiser des Okinawaiens en costume traditionnel qui reviennent d’une manifestation culturelle tenue plus loin.


Il est déjà temps pour nous de prendre notre bus qui nous permettra de rejoindre Antoine et Clara, les deux ESSEC en stage dans un hôtel de luxe plus au nord. Le voyage en bus dure 2h, qu’on occupe à discuter de tout et de rien avec un superbe coucher de soleil sur notre gauche. Et c’est à la nuit tombée que nous finissons par arriver au point de rendez-vous. Je soigne personnellement ma sortie du bus avec mon chapeau de paille, mes lunettes de soleil et mes crocs orange. Clara n’est pas mal non plus avec son superbe collant léopard acheté sur place.


Nous retrouvons donc Antoine et Clara que nous n’avons pas vu depuis 2 mois et demi. Au moins, ils ont bien bronzé, dure conséquence d’un travail sur une île du Pacifique... Bref, ça crie, ça rigole, c’est content de se revoir. Armés de leur scooter, ils nous emmènent vers un restaurant okinawaien un peu plus loin.


Après avoir attendu un peu de temps, je peux finalement tester lafameuse cuisine okinawaienne, en partie à l’origine de la longévité particulière longue des habitants de l’île (la proportion de centenaires sur l’île est bien plus élevée qu’ailleurs). Si vous voulez en savoir plus, je vous renvoie aux différents bouquins parus sur le sujet, j’y connais pas grand chose personnellement.


Après le restaurant, forcément direction le bar. Bar assez improbable car il n’est pas visible de la route principale et se trouve en fait dans une remorque de camion. Je fais la connaissance du patron du lieu, Tetsu, un Okinawaien au rire particulièrement communicatif. Vraiment très sympa, très hospitalier tout comme les autres personnes présentes ce soir-là.


Tous les quatre accoudés au bar, on se raconte nos histoires, on prend des nouvelles et des photos et on boit nos verres. Une soirée au bar en quelque sorte. Clara nous abandonne un peu plus tôt car les deux travaillent durant notre séjour (ce n’est pas les vacances pour l’hôtel, bien au contraire) et sont actuellement du matin (i.e. le boulot qui commence à 6h du matin). Antoine nous accompagne jusqu’au bout et c’est donc entre mecs que nous rentrons à l’appart.


Antoine nous laisse gentiment sa chambre, allant pour sa part dans celle de Clara. Je prends le sommier, Manu le matelas et pof on s’endort avec une première journée vraiment nickel. C’est les vacaaaaannnnceeessss...

3 commentaires:

  1. Alex, je n'arrive pas à me remettre du fait que tu aies investi dans les Crocs...oranges qui plus est !

    Spé l'autoroute sur la plage en effet. Sinon okinawa a l'air plutôt sympa. J'espère que t'as bien bronzé, tu partais un peu palichon ! ;)

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  2. En fait, Antoine nous avait envoyé un mail nous enjoignant de nous procurer des chaussures en plastique afin d'éviter les désagréments liés à ce qu'il peut y avoir sous l'eau.

    Forcément, tu penses direct aux crocs. Et comme ça, je suis allé au bout du truc, en trouvant de belles crocs oranges tout bien comme il faut.

    Mais tu sais, y'a laaaargement pire que ça. Crocs a même des enseignes où sont déclinés tous les modèles: ceux avec moumoute à l'intérieur, ceux avec pin's sur le dessus.

    Si je recroise un magasin de crocs, j'écrirai un article à propos de ça.

    Pour le bronzage, je n'ai eu que deux jours. Suffisamment pour prendre quelques couleurs et des bons coups de soleil aux bras, mais pas de révolution épidermique malheureusement.

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  3. Aller au bout du monde et ... être aussi pâle ... Il faut croire que les nuits japonaises ne permettent pas de bronzer rapidement. Enfin je vois que les tatanes oranges viennent compenser ce déficit de couleur.

    NB: Papa ne fqit pas le "kéké" avec sa moto. Il fait les courses que Mamie lui demande...

    Ces jours ci je vais acheter les billets d'avion.

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