mercredi 30 septembre 2009

Silver week, jour 3 : Kise et farniente

Comme le dit le célèbre adage, « à vacances bien méritées, grasse matinée autorisée ». Adage mis en pratique dès le deuxième jour à Okinawa par Manu et moi (oui, le premier jour, j’avais un avion à 06h20, souvenez-vous). Certes, la grasse matinée jusqu’à 12h45 est légèrement involontaire, mais nous sommes en vacances mordiable ! Donc pas de regrets, on émerge doucement, déjeunons avec les petits pains et croissants gentiment « récupérés » de l’hôtel par Antoine et Clara et partons gaiement de l’appartement 45 minutes après.


Deux routes mènent aux logements d’Antoine et Clara. La première permet d’arriver à l’hôtel d’abord ou de bifurquer vers d’autres hôtels. La seconde donne sur le village de Kise et constitue en quelque sorte l’entrée de service des employés. Nous sommes rentrés la veille par la seconde route, nous décidons d’emprunter la première route cette fois-là.


Nous longeons donc le Kise Bettei, l’hôtel où travaille Antoine et Clara, où une nuit vous coutera 100 000 yens (800€ quand même). Réduc possible si vous faites partie de la famille d’un employé. Le bâtiment est classe et sobre, même si nous n’avons qu’un aperçu des façades.


Au niveau de l’hôtel commencent à apparaître les palmiers. Les palmiers ont cette caractéristique particulière qui vous donne l’impression d’être en vacances dès que vous en voyez un. Bon effectivement, on est en vacances. Mais à ce moment-là, on a VRAIMENT l’impression d’être en vacances. Et ça c’est bien.


On descend ainsi la colline via cette routée bordée de palmiers, sous un soleil particulièrement motivé aujourd’hui. Ce n’est pas pour nous déplaire puisque dans nos têtes se profilent déjà la plage et le Pacifique. En longeant la côté, la vue qui s’offre à nous au détour d’un pont ne fait que renforcer notre impatience.


Malgré tout, nous restons des gars commandés par leur estomac. Passage donc à la (seule ?) boutique proposant des bentô dans le coin. Il n’en reste que deux. Ca tombe bien, on est deux. Wouh, ça sent la bonne journée ça !


Armés de nos bentô, nous débarquons à la plage juste à côté du bar de la veille. Une vingtaine de personnes sont présentes dans le coin, dont presque la moitié est composée de Tetsu et de ses potes. Tetsu qui me reconnait d’ailleurs illico (mais qui a plus de mal avec « Emmanuel », mwahahaha). Sacré Tetsu qui fait rire tous ces potes en nous remerciant de lui avoir apporté à manger. Quel farceur çui-là !


On s’installe donc à la table avec tous les autres et commençons à discuter. Tout d’abord avec LE coolos d’Okinawa, j’ai nommé Taku. Déjà, il nous tape la discute en anglais. Ensuite, il ponctue ses phrases d’interjection typiquement anglo-saxonnes comme « man », « you see », etc. De plus, il nous explique qu’il est Australien en fait, mais que ses parents sont tous les deux Japonais d’où le fait qu’il ait l’air physiquement Japonais. Rajouter à cela sa déclaration d’amour à Okinawa, qu’il adore surtout durant la saison des typhons car il y a alors des « big waves » (ouais, c’est un surfeur évidemment). La cerise sur le gateau étant quand il nous explique le plus sincèrement du monde que son bronzage est désormais permanent, et que ça fait 10 ans que ça n’a pas changé (alors que je suis palichon, dixit ma soeur). Change rien Taku, t’as tout compris à la coolitude ! (la photo est une photo de photo, comme vous l'aurez remarqué tout seul)


Mais il n’y a pas que Taku autour de la table. Il y a également ce couple de petits vieux très sympas qui nous offriront même des gâteaux un peu plus tard dans la journée. Enfin, on a été assez stylé lorsqu’on a montré à tout le monde qu’on baragouinait un peu japonais. Eh ouais, on est pas des touristes comme les autres nous !


Une fois les bentô finis, les conversations closes, direction l’eau turquoise qui nous tend ses bras (façon de parler, ce serait inquiétant alors). Et comme la couleur ne ment pas, l’eau se révèle être à la température parfaite ! Ah, qu’on est heureux à ce moment-là à barbotter dans l’eau. De vrais gamins. Je ne peux d’ailleurs résister à l’envie de faire la séance photo dans l’eau pour exposer notre bonheur du moment au monde entier. C’est parti pour les photos mi-gay, mi-ridicules !


De 14h à 19h, on squouatte la plage en alternant bains, bronzette, siestounes, etc. Antoine nous rejoint sur les coups de 16h puis Clara à partir de 17h. On discute, on laisse le temps s’écouler, on s’en fout puisqu’on est en vacances. Le soleil décline au fur et à mesure, caché par ces nuages décidément très persistants sur la fin de journée. Cela n’empêche pas le ciel de se doter de magnifiques couleurs qui me fait prendre conscience que c’est quand même cool d’être ici (au cas où vous auriez encore quelques doutes !).


Vers 19h, alors que nous sommes les derniers sur la plage et qu’il fait déjà nuit noire (mais pas froid pour autant héhé), nous partons pour le restaurant pas loin. On croise au passage Tetsu et sa bande de potes, à 5 dans la voiture, qui crient comme des gamins en nous voyant (Antoine vient juste d’avoir son scooter, et ça les fait bien rire). Ahlàlà, ils arrêtent jamais !


Au menu, shabu-shabu pour Manu et Clara et des sobas façon Okinawa pour Antoine et moi (avec une sorte d’omelette par-dessus, le tout accompagné d’une sauce délicieusement sucrée, un régal). Notez la transformation d’Antoine avec son marcel et mes fausses Ray-Ban qui aurait pu jouer dans Aviator. Rajoutez un scooter et là ça envoie du rêve.


Que faire après ce petit resto fort sympathique ? Aller rejoindre Tetsu au bar évidemment ! Ce soir-là, le bar est quasi-plein puisque ses deux tables sont prises. Au moins 10 clients, wahou ! Heuresement, les places au comptoir sont libres. Nos places. On s’installe donc et rebelote on discute, boit, rigole, prend des photos, etc. Antoine discute rugby avec un autochtone, normal quoi. Un peu plus tard dans la soirée, je découvre un jeu joué par 3 autochtones fort rigolo. Il consiste tout simplement à faire un chifoumi et le perdant se fait dessiner au feutre sur la gueule. Simple mais efficace. En tout cas, ça les fait beaucoup marrer et moi aussi.


Je profite de la soirée pour aborder avec Manu le programme du lendemain. Il s’agit en effet de profiter de la dernière (déjà !) journée complète ici. Je propose d’aller à l’énorme aquarium très réputé de l’île qui possède notamment un requin blanc. Après renseignement pris auprès de Tetsu, il nous faut 1h par bus pour y aller, en faisant d’abord escale à Nago, la ville d’à côté. Mais comme Tetsu a plus d’une idée dans son sac, il nous concocte un magnifique panneau sur une boîte en carton pour faire du stop. Ca va marcher du tonnerre nous assure-t-il (phrase adaptée évidemment). OH YEAH ! Ca c’est l’aventure ! Demain matin, ce sera donc auto-stop à Okinawa !


Bref, la soirée continue comme ça, jusqu’à la fermeture autour de 00h20 (normalement c’est 00h mais que voulez-vous, Tetsu il le joue au feeling, il est comme ça lui, indépendant). Antoine et Clara nous ont quitté auparavant, elle avant lui pour cause de travail. C’est donc à deux que nous rentrons au bercail après cette journée à nouveau farpaite comme tout. C’est décidément bien les vacaaaaaaaaaaaaaannnnnnnceees....

mardi 29 septembre 2009

Silver Week, jour 2 : Naha et retrouvailles


Je suis donc chez moi sur les coups de 21h30 pour un départ prévu à 22h en direction de l’aéroport. Evidemment, je pars en réalité à 22h40 ce qui rend mon timing plus que serré. Je me permets donc de rejoindre la bouche de métro en courant et d’effectuer mes changements au pas de course. L’enjeu est important car si je loupe le dernier monorail qui lie l’aéroport à la ville, je me retrouve bloqué à la station de train jusqu’à 5h du matin, heure du premier monorail. Avec mon avion à 6h20, ça laissera peu de temps en plus du fait que la nuit serait plus que désagréable.


Malgré tout, j’ai choisi de soigner mon look. D’un, parce que c’est les vacances direction les îles du sud. De deux, par choix de ne pas trop me charger niveau bagages. C’est donc en T-shirt bleu, short de bain rouge et crocs oranges, sac à l’épaule, que je débarque à l’aéroport à 00h15 après avoir attrapé le dernier monorail à 8 minutes près (pfiouuuu...). J’en profite pour prendre des photos de l’aéroport vide, chose plutôt inhabituel. Au cours de mes pérégrinations dans les bâtiments vides, je croise un flic qui semble bien étonner de me voir là. Il me reconduit gentiment à la sortie, pensant sans doute que je m’étais perdu.


Je me retrouve donc dehors, à 00h30, dans la tenue spéciale plage, sans endroit où dormir. Au moins le voyage commence bien. Je me vois déjà me blottir dans un coin de la pièce réservée au fumeur qui n’est pas entièrement fermée pour laisser échapper les fumées. Refus de me résigner, battons-nous ! Je vais donc exposer ma situation au flic de service dans son koban qui est lui aussi bien surpris de voir un étranger de 19 ans tout seul à l’aéroport dans cette tenue à cette heure-ci. Eh ouais, esprits libres rejoignez-moi !


Comme on est au Japon, tout s’arrange. Je signe un papier m’enregistrant et je rejoins le coin où les voyageurs dans mon cas tentent de trouver le sommeil (à mon arrivée, ils l’avaient déjà presque tous trouvé les salauds !). Au moins, il y a la possibilité de s’allonger, c’est déjà ça. En plus, on a la salle de bain (ouais, les toilettes de l’aéroport quoi) toute propre juste à côté !


Je dois avouer que j’ai pas non plus super bien dormi, mais fallait s’en douter. À 5h, un policier passe nous réveiller en même temps que l’aéroport s’active. J’ai un peu la tête dans le brouillard, mais je me dirige vers le comptoir d’enregistrement. Les formalités faites, j’attends tranquillement pour embarquer, alors que l’aéroport est déjà bien plein. On sent que le pays est en vacances.


Je passe la majeure partie du voyage à dormir, histoire de ne pas être trop assommé par le manque de sommeil à mon arrivée. J’ai néanmoins le temps d’apercevoir le Fuji et sa forme majestueuse et magnifiqe par le hublot. Malheureusement, je n’avais pas l’appareil photo avec moi et mon voisin japonais a fermé le hublot juste après. Pas cool !


J’arrive à Naha, capitale de la préfecture d'Okinawa, à 08h30 et le premier constat est inquiétant. Le temps est couvert de nuages sombres. Ah là, je suis pas d’accord, je veux mon soleil, mes plages et mon océan chaud. En fait, le temps se découvre assez vite puisque 1h après, il fait plein soleil.


J’entame la journée par la visite du Shuri-jô, le château historique de Naha. En réalité, il s’agit d’une reconstruction, l’original ayant été détruit pendant la Deuxième Guerre Mondiale, comme la majeure partie du patrimoine historique de l’île. Pour rejoindre le chateau, j’emprunte le monorail qui traverse la ville à une quinzaine de mètres de hauteur en silence. Très agréable.


Il n’est même pas 10h du matin et déjà le soleil tape. Mes craintes à l’aéroport sont désormais bien loin. Je rejoins assez facilement le lieu du château, déjà envahi par de nombreux touristes. En réalité, ce n’est pas aussi bondé que ça, mais il y a quand même du people. En même temps, il n’y a quasiment rien d’autre à visiter à Naha, donc c’est un peu normal que tous les touristes se concentrent là.


Le lieu regroupe plusieurs monuments intéressants à part le château. Il y a la reconstitution de l’entrée du temple des rois Ryûkyû, un pavillon avec un pont chinois, des portes (dont celle ornant le nouveau billet de 2000 yens et véritable symbole d’Okinawa). Le château en lui-même est très intéressant à visiter. Dommage qu’une partie de la façade soit en restauration. J’ai l’occasion aussi d’assister à un petit spectacle de musique et de danse gratuit fort sympathique.



À l’intérieur est retracé l’histoire du château et de la dynastie des

Ryûkyû, aujourd’hui éteinte. Je ne m’attarde pas trop, de toute façon, je ne peux pas lire la plupart des explications et je n’ai pas envie de passer trop de temps sur celles en anglais. Dans le bâtiment principal, le trône a été recréé et en jette pas mal.


Bref, après plus de 2h30 et quelques de visites, je sors de l’enceinte du château. Je me ballade aux alentours, en profite pour acheter un super chapeau de paille et repart pour retrouver Manu qui vient d’atterir à son tour à Naha.


Je le retrouve 45 minutes après à la plage de Naha. Plage absolument mythique, véritable symbole de la mentalité étrange des Japonais vis-à-vis de l'aménagementnt urbain. Vous remarquerez le subtil contraste entre cette petite plage donnant sur une eau claire et chaude, surplombée par un petit temple tout mignon et l’autoroute hideuse construite dans l’eau, à 100 mètres du rivage. Légendaire.


En tant que citadin frustré, je fonce vers l’eau de suite et tant pis pour l’autoroute. Les retrouvailles avec Manu se font donc dans cet endroit particulier où l’esthétique semble être remis en question dans sa nature la plus profonde. Après 2h de barbotages et de bavardages, il est temps de repartir. Douche rapide, et direction la Kokusai-dôri, la rue principale de Naha, véritable paradis pour touristes.


Avant ça, passage par un petit jardin d’inspiration chinoise des plus sympathiques. Il n’y a personnes, l’endroit fort joli est donc tout calme. Bref très sympa, même si ça nous met en retard pour la suite du programme.

En effet, on avait prévu d’acheter quelques trucs à touristes sur la Kokusai-Dôri, comme les chemises aux motifs traditionnels, les Marcel portés par tout le monde ici ou les T-shirt du genre « I love Okinawa ». Finalement, nous n’achetons qu’un T-shirt dans une boutique assez stylée de fringues (et même pas dans une boutique à touriste). Nous ne pouvons nous aventurer qu’au début de la rue, ce qui nous permet néanmoins de croiser des Okinawaiens en costume traditionnel qui reviennent d’une manifestation culturelle tenue plus loin.


Il est déjà temps pour nous de prendre notre bus qui nous permettra de rejoindre Antoine et Clara, les deux ESSEC en stage dans un hôtel de luxe plus au nord. Le voyage en bus dure 2h, qu’on occupe à discuter de tout et de rien avec un superbe coucher de soleil sur notre gauche. Et c’est à la nuit tombée que nous finissons par arriver au point de rendez-vous. Je soigne personnellement ma sortie du bus avec mon chapeau de paille, mes lunettes de soleil et mes crocs orange. Clara n’est pas mal non plus avec son superbe collant léopard acheté sur place.


Nous retrouvons donc Antoine et Clara que nous n’avons pas vu depuis 2 mois et demi. Au moins, ils ont bien bronzé, dure conséquence d’un travail sur une île du Pacifique... Bref, ça crie, ça rigole, c’est content de se revoir. Armés de leur scooter, ils nous emmènent vers un restaurant okinawaien un peu plus loin.


Après avoir attendu un peu de temps, je peux finalement tester lafameuse cuisine okinawaienne, en partie à l’origine de la longévité particulière longue des habitants de l’île (la proportion de centenaires sur l’île est bien plus élevée qu’ailleurs). Si vous voulez en savoir plus, je vous renvoie aux différents bouquins parus sur le sujet, j’y connais pas grand chose personnellement.


Après le restaurant, forcément direction le bar. Bar assez improbable car il n’est pas visible de la route principale et se trouve en fait dans une remorque de camion. Je fais la connaissance du patron du lieu, Tetsu, un Okinawaien au rire particulièrement communicatif. Vraiment très sympa, très hospitalier tout comme les autres personnes présentes ce soir-là.


Tous les quatre accoudés au bar, on se raconte nos histoires, on prend des nouvelles et des photos et on boit nos verres. Une soirée au bar en quelque sorte. Clara nous abandonne un peu plus tôt car les deux travaillent durant notre séjour (ce n’est pas les vacances pour l’hôtel, bien au contraire) et sont actuellement du matin (i.e. le boulot qui commence à 6h du matin). Antoine nous accompagne jusqu’au bout et c’est donc entre mecs que nous rentrons à l’appart.


Antoine nous laisse gentiment sa chambre, allant pour sa part dans celle de Clara. Je prends le sommier, Manu le matelas et pof on s’endort avec une première journée vraiment nickel. C’est les vacaaaaannnnceeessss...

lundi 28 septembre 2009

Silver week, jour 1 : Odaiba

Mon voyage à Okinawa ne commençant que dimanche, j’ai tout le samedi de libre pour découvrir un autre quartier de Tôkyô. J’opte pour Odaiba, le quartier construit sur des terre-pleins qui se veut la vitrine du Tôkyô du XXIème siècle. Au programme, des bâtiments à l’architecture remarquable, des centres commerciaux, des musées, etc.

Le commencement du voyage peut se situer au départ de la Yorumaki Line, 40 minutes après l’heure prévue à la base (j’arrive pas à estimer encore correctement le temps pour le transport). Cette ligne de métro vaut la peine d’être prise du fait qu’elle est automatisée et qu’elle passe au-dessus de la baie de Tôkyô. Ce doit être pour tout ça qu’elle est pas donnée d’ailleurs.

On arrive donc à Odaiba où tout de suite se pose la question du repas. À quelques pas de la sortie se dresse une centre commercial réunissant moults magasins. À côté du Burger japonais, du Mcdo et du magasin de fringues se trouve notamment un Condomania. Magasin spécialisé dans la vente de préservatifs en tout genre comme vous l’aurez compris. Et après une rapide visite de l’endroit, effectivement, on peut trouver de tout.

C’est rigolo tout ça, mais on a faim. En se baladant on croise une longue file d’une trentaine de personnes qui attend sur les marches d’un escalier. J’envoie donc Maxime le bilingue en reconnaissance pour comprendre de quoi il s’agit. Il semblerait qu’un izakaya (temporaire) se tienne à l’étage, ce qui explique pourquoi il y a tant de monde. Bref, ça m’échappe un peu tout ça, surtout avec tous les restos qu’on peut trouver dans le coin.

Othmane et moi optons pour le resto spécialisé dans les tempura, héritage des portugais débarqués au Japon au XVIè siècle. Très bon. D’ailleurs j’ai tout mangé alors que je ne pensais pas avoir faim. Dis donc, il a bon appétit le Alex, oh là là.

À la sortie du resto, j’aperçois des bikers japonais qui ont grave la classe avec leur bécane et leurs fringues en cuir. Petite pensée au papa qui doit faire le kéké avec sa moto japonaise. On évite, à mon grand regret le magasin consacré aux chats, mais je ne résiste pas à l’envie de le faire prendre en photo sous les oreilles de chat géantes. Ma photo au musée de Tokyo-Edo a eu tellement de succès que je ne pouvais me soustraire à la séance photo.

Après avoir retrouvé Maxime, direction le Sega center. Parc d’attraction consacré à Sega, la célèbre entreprise autour de jeux vidéos cultes. Nous payons seulement l’entrée, préférant la solution où l’on paye les attractions que l’on compte faire plutôt que de prendre un pass pour la journée mais beaucoup plus cher.

À l’intérieur, c’est 3 étages d’attractions en tout genre. Plondans un univers de néon, on visite un peu tous les coins, testant de temps quelques attractions. Mais il faut bien avouer que l’ensemble est quelque peu décevant et de toute manière le temps nous manque. Nous repartons donc relativement rapidement vers de nouvelles aventures.

L’objectif est de rallier le musée des technologies et de l’innovation à 1 km de là avant sa fermeture. Le timing est serré mais faisable. On a assez de temps pour longer un peu le bord de mer, croiser une petite statue de la liberté, traverser une fête dédiée au Mexique (d’où les nombreuses boutiques proposant tacos, steak, burritos, et bière).

Entre la fête et le musée s’étend de nombreuses espaces encore vides, créant une ambiance étrange, comme si l’endroit était sans vie, sans âme, artificiel (ce qu’il est complètement d’ailleurs).

On finit par arriver au musée à temps. Au 2ème étage (il n’y a rien au premier étage, tout comme au 3ème. En revanche, au 4ème si. Et les salles de conférence à louer sont au 6ème. Il doit y avoir une logique là-dedans, reste à trouver laquelle), plusieurs technologies sont présentées de manière ludique et interactive. C’est rigolo même si le plaisir est partiel étant donné qu’on ne comprend rien aux explications en japonais. De plus, on a la chance d’arriver juste à temps pour voir Asimo, le célèbre robot humanoïde créé par Honda capable de prouesses remarquables pour un robot : il peut courir, taper dans un ballon, simuler le crawl, se baisser, marcher, etc. Ah ces japonais, ils vont tous nous remplacer par des robots, ce sera la fin du monde !

Bon tout n’est extraordinaire dans le musée. Comme ce film en 3D, qui n’a de 3D quasiment que le nom. Mais au second degré, c’est rigolo. Bref, après avoir bien écumé ce niveau-là, on prend le chemin en boucle qui tourne autour d’une mappemonde géante pour rejoindre le niveau suivant, consacré à l’espace et au corps humain je crois.

Là je dois concéder que j’ai pas accroché du tout. C’est un musée donc il y a des explications partout. Mais personnellement je n’avais pas l’esprit à lire comment était fait le cerveau humain ou quelles étaient les caractéristiques de telle sonde spatiale envoyée dans l’espace. Je fais rapidement le tour avec Othmane, force Maxime à lacher son jouet et repart du musée sur les coups de 18h, en pestant face à un si beau coucher de soleil que je loupe. Le musée est bien fait, mais il faut aimer les thèmes développer et avoir envie de passer du temps au milieu de toutes ces explications en anglais pour en

profiter. Vu l’éloge qu’en faisait le Routard, j’en ressors là aussi un peu déçu. Mais j’ai bien rigolé à l’intérieur avec Othmane et Maxime, donc c’est pas grave, je ne regrette pas.

On essaie donc de rattraper le coucher de soleil à temps, sans grand succès. Direction ensuite le Venus Fort, un centre commercial kitch à souhait aux couleurs de l’Italie du XVIIème siècle.

Si l’entrée ne laisse rien présager, à l’intérieur effectivement le kitsch est roi. Du carton pâte partout tente d’imiter l’architecture italienne de l’époque. Et histoire de faire réaliste, on a le droit à une expo/vente d’objets consacrés à Michael Jackson avec vidéo en fond sonore. On se croirait presque dans le Milan de Stendhal dites donc.

Le centre commercial, par ce côté kitsch, mérite un petit détour. On pousse même l’expérience à aller tester le game center ouvert 24h/24 près du casino. Je tente personnellement les machines avec les pinces où l’on peut gagner de la bouffe (on trouve de tout dans ce genre de machine, les japonais ont étendu le concept à tout plein de produits, c’est assez fou). Pour finir, un petit repas au kaiten zushi à 100 yens fort sympathique.

Il est 20h passé, il est temps de rentrer, surtout que je dois encore aller chez moi faire mon sac et repartir à l’aéroport en prévision de mon départ en avion très matinal le lendemain.

Finalement, j’arrive à l’appartement à 21h30, ce qui ne me laisse, en théorie, que peu de temps pour faire mon sac, ranger mes affaires et régler les dernières broutilles. Je pense alors repartir vers 22h pour arriver tranquillement à l’aéroport, mais évidemment, impossible de partir à l’heure...

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