dimanche 18 octobre 2009

Un nouveau départ

Non je parle pas de moi, tout va très bien de mon côté, je vous remercie. Je fais référence au nouveau départ qui frappe la communauté ESSEC au Japon. En effet, aujourd'hui Manu s'est envolé pour la France, après 4 mois de présence sur le sol nippon. Après, Clara trois jours auparavant, c'est un autre élément essentiel du dispositif funattitude qui me quitte, qui nous quitte.

D'ailleurs, j'étais tellement pris cette semaine que je n'ai pas trop pu m'occuper du blog. Veuillez m'en excuser.

Afin de l'aider à préparer ce retour à la fois désiré et non-voulu (nous sommes tous des êtres contradictoires), j'ai donc passé le samedi après-midi tokyoïte qu'il avait à sa disposition pour l'épauler, le soutenir. Au programme, une journée bien chargée.

Déjà, de mon côté, ça commence par une grasse matinée. Pfiou, dur. Je me fais réveiller par un mail (ici ce sont les mails, pas les sms que l'on envoie par téléphone) de Manu m'indiquant qu'il vient d'arriver en gare de Tôkyô. Je lui donne les instructions et commence à me préparer. Je le retrouve à mon arrêt de métro pour qu'il dépose ses affaires chez moi. Je suis debout depuis 1h, lui depuis 7h30. Oh yeah.

On se pose un peu, on discute, etc. Mais le temps s'écoule, il serait dommage de ne pas profiter de cette aprem nuageuse quand même. J'ai quand réussi à nous faire perdre une bonne demi-heure en cherchant une brocante près de chez moi où j'étais allé avec Martin mais qui depuis quelques temps a disparu de la rue. Un mystère, je vous le dis moi.

On finit par prendre le métro pour ce rendre à Yanaka, un quartier ancien connu pour son calme, ses temples, son cimetière, sa rue commerçante. Un excellent lieu pour se promener en perspective.

Après voir trouvé cette fichue sortie ouest à la gare de Nishi-Nippori, on tombe assez rapidement sur la Yanaka-Ginza, la rue commerçante et piétonne du quartier. Bordée de "70 vénérables échoppes" selon le Routard, elle est un lieu relativement prisée des visiteurs, essentiellement japonais mais également étrangers. Les petites boutiques proposent de tout, nourriture, souvenirs, thé, décorations, etc.

L'ambiance est telle que nous avons du mal à nous rendre compte que nous sommes à Tôkyô. Ici, le calme prévaut. Les maisons basses et anciennes du quartier, l'absence de voitures, la rue piétonne, tout cela nous donne plus l'impression d'être dans une petite ville de province.

De nombreuses figures de chat ponctuent la promenade. Il s'agit pour l'essentiel de Maneki Neko, qui sont censés pour porter chance aux commerçants. Le geste du chat invite à venir, à rentrer dans le magasin, bien qu'en Occident ce soit plutôt le contraire. C'est mignon tout plein, j'aime beaucoup.

Pourtant d'autres chats sont présents ici qui ne correspondent pas à cette description. Notamment ces deux statues posées sur le toit de certains magasins et qui observent l'agitation en-dessous. Rigolo non ?

Bref, petit passage par un magasin vendant des gâteaux japonais pour que Manu puisse faire ses achats souvenir, et on continue notre bonhomme de chemin. Je fais confiance au Routard qui propose un itinéraire simple mais fort sympathique. Et c'est grâce au Routard que l'on s'arrête à la boutique Iesatsu qui vend notamment des chiyogami, des papiers origami à motifs. Gros coup de cœur pour Manu face à des papiers aux motifs floraux de toute beauté. Il a tellement aimé qu'il s'est fait un cadeau à lui-même, c'est sympa non ?

Un peu plus loin, plusieurs petits temples bordent la rue. L'heure relativement tardive (5h passée) expliquent qu'ils ne sont pas tous ouverts. C'est néanmoins l'occasion de prendre quelques photos et de prendre notre temps.

Après un passage à une brocante sur le chemin, nous arrivons au cimetière de Yanaka, un lieu très prisé des Japonais durant l'éclosion des cerisiers au printemps. Il est presque 18h, l'endroit est désert. Tout est calme, le silence est reposant. Loin d'être glauques et tristes, les cimetières japonais dégagent une certaine ambiance zen. Un moment unique.

On finit par rejoindre la ligne ferroviaire, ce qui termine la boucle commencée un peu plus tôt dans la journée. J'avais l'espoir de pouvoir aller au Tennô-ji, un temple proche de là, mais malheureusement, il est déjà fermé. Nous pouvons malgré tout apercevoir de là où nous sommes le bouddha assis tranquillement sur son socle. Tout n'est pas perdu.

À ce moment-là, quelques gouttes se mettent à tomber, ce qui a pour effet immédiat de faire paniquer Manu qui craint pour ses papiers floraux. Généreux dans l'âme, j'accours et lui offre mon écharpe qu'il recouvre sur les papiers. De rien Manu.

Manu ayant fini l'essentiel de ses emplettes et étant sur la paille, nous avons un créneau de libre à ce moment-là. Nous décidons donc d'aller à Asakusa, le quartier touristique pas loin d'ici pour se promener et aller chez Toraya, sans doute l'enseigne la plus connu fabricant des wagashi, la pâtisserie japonaise. Il fait à ce moment-là déjà nuit noire et la crotte d'or d'Asahi se détache magnifiquement dans le paysage environnant.

Une fois à Asakusa, nous partons de suite à la recherche du magasin Toraya. Qui n'est en fait qu'un stand au sein du centre commercial Matsuya. Pas de salon de thé comme le voulait Manu. Tant pis, autant ne pas être venu pour rien. Et hop les achats de wagashi. Aujourd'hui, Manu n'a pas de limites, que cela soit bien clair pour tout le monde !

On continue notre périple vers le Sensô-ji que j'avais pu déjà voir (enfin la bâche qui le recouvre) lors de mon dernier passage dans le quartier. En cette heure tardive, les échoppes de la galerie commerçante commencent à fermer. Manu continue sa folie d'achats en se prenant un jinbe, un vêtement d'été pour homme qui fait aussi super bien office de pyjama (testé et approuvé par moi-même).

L'endroit est quasi-désert comparé à d'habitude. Les bâtiments illuminés sont tout simplement magnifiques. Manu est assez ému, le départ se rapprochant inexorablement. Et dans ce cas, rien de tel que d'aller au Kaitenzushi pas loin d'ici pour se remonter le moral. Kaitenzushi un chouya cher mais vraiment excellent ! Hum, ce saumon ! Un vrai plaisir.



Il est tellement bon que cela nous met en retard au rendez-vous avec Jérémie à Roppongi (donc à l'autre bout de Tôkyô). On arrive là-bas avec 30 minutes de retard, mais Jérémie est bon, il ne nous en tient pas rigueur. Direction le White Room pour une soirée "international" où les étrangers sont les bienvenus pour rencontrer des gens, étrangers ou japonais.

Le contact se fait facilement puisque la soirée est faite pour ça. On discute avec pas mal de gens, des japonais mais aussi un Australien très sympa. Il y a beaucoup de monde, mais l'ambiance est bonne.

Alors que se profile les derniers métros, il est temps d'y aller. Surtout que la soirée n'est pas finie pour Manu et moi puisque je l'emmène à la Golden Gai. Le bar où je vais d'habitude étant plein, on en profite pour aller au bar "français" La Jetée. Bar présent dans tous les guides français, il est tenu par une japonaise francophone et francophile fan du cinéma français. Très sympa d'ailleurs.

On discute également avec nos voisins, deux anglais et un suédois. Les discussions partent parfois un peu dans tous les sens mais c'est rigolo.

Malgré tout, il commence à se faire tard et nous accusons un peu le coup. Il est temps de rentrer à la maison et de passer la dernière nuit au Japon pour Manu. À 4h passé, nous nous couchons enfin... pour se réveiller à 5h45 pour Manu, afin d'aller à l'aéroport ! Au moins il dormira bien dans l'avion. À 6h30, les adieux sur le pas de la porte et hop je file me recoucher.

C'est que je ne pars pas encore moi.

(les photos)

mercredi 7 octobre 2009

Jour 6 (1er Juillet), tradition et modernité

Le premier jour de Juillet commence à l'identique du dernier jour de Juin: par une matinée studieuse, en compagnie de mon papy japonais et de son dictionnaire électronique. Enfin pas tout à fait puisque il y a foule au centre d'Hirakata. Fanfares et petits vieux en couleurs. Il semblerait que ce soit en soutien à un parti politique ou un truc du genre. Enfin pas le temps de s'attarder, on a du japonais à abattre (c'est une image hein...)

Juillet commence à se démarquer de son prédécesseur seulement dans l'après-midi. Au programme, démonstration de shodô (, voie de l'écriture) par une spécialiste japonaise en la matière (son nom m'a échappé sur le moment). La calligraphie est un art à part entière qui requiert des années d'entraînement.

Le maître nous fait plusieurs calligraphies avec des expressions japonaises différentes (il y a en eu trop pour que je m'en souvienne). Le silence est là, le respect dû à la calligraphe est palpable dans l'atmosphère de la pièce. Nous l'observons réaliser ses oeuvres, postés tout autour du bureau.

Une fois les démonstrations faites, c'est à notre tour d'essayer. Nous devons calligraphier une expression traditionnelle japonaise, ichi go ichi e, de 3 manières différentes, la première étant caractérisée par des traits et un poignet fermes alors que la dernière se fait au contraire avec un poignet très lache et des traits ronds. L'exercice est plus dur qu'il n'y parait, il faut "avoir le truc" pour commencer à être l'aise. Les brouillons s'empilent sous les yeux des volontaires de l'association qui s'extasient devant chaque personne.

Je finis par obtenir des résultats satisfaisants à mes yeux. Pour clôturer la séance, tout le monde affiche ses plus belles oeuvres pour la photos générale.


Après ce moment tradition, on enchaîne sur le bowling prévu avec des étudiants de la Kansaï Gaidai, une université non loin de là. On suite le guide pour arriver jusqu'au bowling où sont déjà présents les étudiants. Les groupes se retrouvent plus ou mois péniblement, on récupère nos belles chaussures de bowling et enfin les parties peuvent commencer.


J'interviens de suite: le bowling au Japon est exactement pareil que celui en France. Ils sont juste moins habitués à donner des paires de chaussures de pointure 45, c'est tout. Autrement, les coups s'enchainent les scores défilent. Les étudiants japonais ne parlant pas français et seulement un peu anglais, la conversation n'est pas aisée du tout. De plus, le cadre, même s'il est sympathique, ne prête pas à faire mieux connaissance.

Bon moi perso, le bowling, j'aime bien, donc je me suis bien marré. Je termine ma partie avec un score honorable de 125 environ, de quoi être de bonne humeur pour la suite. La suite se passe justement au rez-de-chaussée où une salle d'arcade et de purikura est à notre disposition. Les gens testent les différents trucs autour d'eux. Je m'incruste pour ma part du côté de Louis qui discute avec un groupe de filles - dont Erina et Madoka (cf le week-end à Ôsaka). C'est à partir de là qu'il a commencé à faire connaissance avec elles (moi un peu plus tard).











Lorsque vient le moment de partir, on s'aperçoit que la saison des pluies a décidé de justifier son nom. Un déluge s'abat dehors et malgré mon beau parapluie Lancel, prêté par Yumi-san, je rejoins la gare trempé. Et, accompagné de Nathalie, je rentre à la maison.

Et vous, vous regardez les photos.

mardi 6 octobre 2009

Jour 5 (30 Juin), confrontation urbaine

Je me rends compte d'un des principaux défauts d'une rédaction à posteriori de 3 mois, c'est que je ne peux pas rendre compte aussi bien que je l'espérais de l'état d'esprit du moment. 3 mois sont passés, les faits sont là, les émotions brutes un peu moins. Mais comme je suis quelqu'un de déterminé, je tente malgré le tout. Tapis!

Bref, en ce dernier jour de Juin, j'entame les premiers cours de Japonais dispensés par les volontaires de l'association Hirakata. Ça c'est leur titre officiel. En vrai, ce sont des bons petits vieux japonais qui viennent discuter avec nous durant la matinée. Tout commence par une présentation générale et la répartition des groupes.

Je suis dans le groupe de Nathalie, Chadia, Martin et Antoine. Chaque personne se voit associé à un des petits vieux pour le cours. Bon visiblement la répartition ne se fait pas par niveau puisque Nathalie, qui se débrouille déjà en japonais, tombe avec une japonaise capable de parler anglais pendant que Bibi tombe avec le papy qui ne parle pas anglais lui. Ca promet des discussions poussées tout ça ! Non mais il est trop marrant à observer le papy, donc ça va. Tant pis pour les discussions, on parlera sushi et tourisme.

La matinée passe donc tranquillement dans un rythme studieux mais détendu. On travaille sur les livrets fournis par l'association sur des sujets basiques mais utiles à mon niveau (présentation au travail, demander son chemin, etc.).

Le midi est l'occasion de découvrir un peu mieux cette "merveilleuse" ville d'Hirakata. À vrai dire, c'est une ville moyenne (400 000 habitants) tout ce qu'il y a de plus banal au Japon. Le centre de la ville, situé autour de la gare ressemble à n'importe quel centre de ville moyenne japonaise (constat après 3 mois ici hein, ça me sautait pas aux yeux à ce moment-là.

Un des principaux sujets de conversation parmi les étudiants porte sur l'achat d'un portable pour le reste du séjour. C'est ainsi que divers groupes d'étudiants errent dans les rues à la recherche de boutiques d'opérateurs téléphoniques. Mais le Japon, dans un accès de paranoïa vis-à-vis de l'étranger a fait voter une loi il y a quelques temps rendant l'achat d'un portable pour un étranger restant moins d'un an dans le pays très difficile. Et finalement, seules deux boutiques avaient encore des portables de base à vendre (mais pour ça, il faut le passeport, l'adresse au Japon et d'autres infos, ça déconne pas hein).

De mon côté, j'hésite encore à en acheter un. Et je fais bien puisque quelques jours plus tard, j'apprends que l'entreprise m'en fournira un à Tôkyô. Jusque-là, pas de portable. Spa grave, je communiquerai avec des signaux de fumée en cas de souci.

C'est également l'occasion de tester un type de restaurant assez rigolo. Ici pas de serveurs qui viennent prendre la commande. Pour ça, il y a la machine à l'entrée du restaurant où l'on peut choisir ce que l'on veut. Et c'est à nous d'apporter le ticket au comptoir pour que la commande soit effectuée.

Et pour sa première tentative, Tarek s'en sort moyennement bien. N'ayant pas très faim, il prend un plat pas cher du tout, à 200 yens environ (là, ma mémoire me fait défaut) alors que Clara, Nathalie et moi prenons des plats à 600 yens. Bizarre quand même ? En fait, Tarek se fait amener une petite coupelle avec de la sauce dedans. Je me disais bien aussi... Ben il est retourné à la machine hein, il allait pas manger que de la sauce à midi quand même.

L'après-midi sera studieuse également avec une initiation aux kanji, les idéogrammes de l'alphabet japonais. Il y a 3 alphabets dans la langue japonaise, 2 syllabaires et les kanji. Les kanji sont évidemment ce qu'il y a de plus dur dans cette langue puisqu'il y en a des milliers et que leur prononciation varie selon les mots. L'article de wikipedia donnent quelques infos intéressantes, allez-y voir.

Bref, les volontaires défilent pour nous présenter de manière ludique quelques kanji de base en utilisant pour ça les jour de la semaine (ex: le mardi est le jour du feu, le jeudi est le jour de l'eau, etc...). La chaleur et le moment de digestion m'affaiblit psychologiquement et inévitablement, je suis pris d'un fou rire avec Nathalie au moment au moment où l'une des intervenantes écorchent un mot français (oui les volontaires de l'aprem parlent un peu français). Impossible de m'arrêter et évidemment, je ne suis pas discret. Remarque je me suis calmé d'un coup au moment où elle m'a apostrophée. Mais comme elle l'a fait en français, je suis pas sûr d'avoir saisi ce qu'elle disait. Tant pis hein.

Après ce cours fort intéressant, je retrouve Yumi-san dehors. Je veux en effet trouver un dictionnaire franco-japonais et un adaptateur électrique: 2 objets introuvables à Hirakata. C'est pourquoi nous allons direction Ôsaka, capitale économique du Kansaï. Hugo nous accompagne parce que sa maman japonaise (plus pratique que "la mère de la famille d'accueil - veuillez intégrer cette expression qui reviendra fréquemment tout au long de cette série d'articles. Maman, ne le prends pas personnellement hein, c'est par souci de clarté !) ne peut pas venir le chercher je crois. Enfin je comprends pas trop la raison.

Clara, qui ne sait ce qui est prévu de son côté, vient demander des infos à Yumi-san. Ni une ni deux, celle-ci l'invite à venir avec nous et contacte ses deux amies pour qu'elles nous rejoignent. C'est ainsi qu'on se retrouve encore avec les 3 familles pour aller cette fois à Ôsaka !

Après un petit moment dans le train entrecoupé de quelques changements, nous débouchons sur une énorme galerie commerçante, bourrée de monde et de magasins. Choc total, nous voilà dans le Japon des néons connus à l'étranger. Et forcément, toutes ces lumière et toute cette agitation, ça excite les gosses que nous sommes. On déambule les yeux écarquillés dans la grande rue qui est en fait la rue commerçante principale de la ville dans le quartier de Dôtonbori.



On s'arrête à quelques endroits pour essayer de trouver ce que l'on cherche: une librairie, un magasin de téléphones. Mais rien. Alors on continue. Jusqu'au Game Center (à ce moment-là, c'est le premier que je vois) qui crache du bruit assourdissant. On suit les mamans qui nous emmène faire des purikura (que de première fois). On découvre également un aspect de la mode des jeunes japonaises (cf photo, quel beau gosse cet Hugo). Pfiou que de découvertes !



On finit par arriver à un pont d'où l'on prend quelques photos (la photo en haut du blog a été prise juste avant). Je ne le sais pas encore à ce moment-là mais ce pont, l'Ebisu-bashi, serait apparemment célèbre au Japon. Remarque, la vue est vraiment super, les gigantesques écrans publicitaires et néons défilent le long de la rivière. Le Lonely Planet dit que ça rappelle le film Blade. Bon perso je l'ai pas vu mais les connaisseurs confirmeront ou infirmeront.

Nous continuons notre chemin en suivant les drôles de dames japonaises devant. On s'arrête pour goûter à des Takoyaki, sorte de snack contenant des morceaux de poulpes, spécialité d'Ôsaka. Pas mauvais mais pas fou non plus, bien que Clara et Hugo ne soient pas convaincus. C'est psychologique, je vous le dit moi.

Finalement, je trouve mon adaptateur au Yodobayashi (souvenez-vous, je suis allé à celui d'Akihabara il y a quelques semaines). J'en achète d'ailleurs plusieurs puisque d'autres personnes en cherchent. J'aurais pu mettre en place un commerce florissant, mais je suis trop honnête pour ça. En revanche, la recherche du dico se solde par un échec. On a malgré tout le plaisir de découvrir des bouquins se vantant de pouvoir faire obtenir un score de 600 au TOEIC au lecteur japonais. (ie, niveau basique basique, mais en même temps, l'anglais des japonais est souvent dramatique).

Une fois nos courses terminées, c'est l'heure de manger. Et là, dans ce restaurant situé au sous-sol, on a le droit à un festin de nourriture. Les plats affluent, le sake et la bière abondent (même chez les mamans). Nos palais se régalent pendant que nos estomacs se remplissent. Hugo et moi testons les maki au nattô qui n'obtiennent aucune pitié de la part d'Hugo ("c'est à vomir. C'est dégueulasse. C'est immonde"). Un grand moment.

On ripaille, on fait bombance, on rigole. Les 3 mamans, après deux bières se retrouvent légèrement éméchées et c'est avec un soupçon de sournoiserie qu'on tente de les emmener au karaoke. Malheureusement, elles ne sont pas assez ivres pour se laisser entrainer là-dedans. À la sortie du restaurant, nous testons le jeu vidéo avec les tambours, au principe ultra basique (taper en rythme), mais assez rigolo, surtout avec du sake dans le sang.

Finalement, il est temps de rentrer. L'après-midi adaptateur/dico s'est transformée en grand n'importe quoi qui fut bien marrant !

PHOTOOOOOOS !

lundi 5 octobre 2009

Jour 4 (29 Juin), journée diplomatie

Je reprends ma toute première série du blog entamée il y a maintenant trois mois et qui a pour but, je vous le rappelle, de vous conter tout ce que l'on a pu faire et voir au cours des deux semaines du séminaire Hirakata.

Ce jour-là, le 4ème en terre japonaise, est dédié à deux rencontres "sérieuses". Le matin, nous avons rendez-vous à la préfecture d'Ôsaka pour rencontrer un responsable japonais. La préfecture d'Ôsaka est en effet jumelée (ou un équivalent) avec le Val d'Oise et a pu contribué par le passé à financer le programme Hirakata (mais pas cette année, plus de thunes). Histoire de les remercier, passage obligé donc.

L'après-midi est consacrée à la visite du centre Panasonic où sont présenté toutes les dernières innovations de la marque, véritable fleuron de l'économie japonaise et du Kansaï en particulier.

Mot d'ordre de la journée: business casual. Il s'agit de faire bonne figure quand même ! Malgré ça, c'est à partir de ce jour-là que j'ai entamé ma série encore en cours des retards au Japon. Rendez-vous au bus à 9h15, départ 9h30. Bon ben si j'arrive à 9h20, ça va alors. Ben non, tout le monde est déjà là, le moteur est allumé, ils attendent que moi.

La rencontre à la préfecture est solenelle jusque ce qu'il faut. Le fonctionnaire japonais fait son discours, Martin fait le sien au nom de tous les étudiants. Un anglais qui bosse à la préfecture fait aussi un petit discours à partir de sa propre expérience d'expatrié.

Nous repartons avec l'anglais en plus vers le centre Panasonic. En 1h10, le petit groupe dont je fais partie sur le moment a le temps de déambuler dans le centre commercial jouxtant Panasonic, de prendre une bière, d'attendre 15min devant le resto, de manger en 10 minutes tellement vite qu'on se pète le bide et d'arriver 10 minutes ce qui fait complètement paniquer la japonaise responsable de nous. C'est qu'ici la ponctualité est essentielle.

Le centre de Panasonic a été pensé comme une véritable vitrine pour le groupe. Tous les derniers produits, que ce soit les téléviseurs, les chaînes Hi-Fi, les appareils photos (Lumix) sont présentés. Il y a même la démonstration de la future maison intelligente telle que Panasonic l'a imaginé (avec la télé de la cuisine qui s'allume automatiquement sur la chaîne que tu regardais avant de venir dans la cuisine, l'écran dans le frigo, la commande à distance via le téléphone portable, bref la maison 3.0 quoi). Démonstration faite par l'hôtesse qui connait parfaitement son texte.

La fin de la visite est dédié à l'engagement écologique de Panasonic (ben tiens...). Avec présentation des innovations développement durable, des actions entreprises par la boîte, etc. Visite très intéressante et parfois véritablement bluffante. En tout cas, très bon moment. Ils nous ont tellement bien reçu que je m'en suis voulu d'être arrivé en retard, c'est dire.*

Comme j'ai conscience que cette journée n'est pas très passionnante et que ça manque de photos, je termine le billet par ces quelques photos de Goten-Yama, le quartier d'Hirakata dans lequel je logeais, chez Yumi-san. Ça vous donne une petite idée de l'endroit (oui c'est bien un Pikachu en uniforme que vous pouvez apercevoir, il marquait l'emplacement d'une pharmacie je crois). C'est tout ce que je peux faire pour le moment !

dimanche 4 octobre 2009

Un petit air vénitien (mais tout petit hein)...

Non, ne paniquez pas, je suis toujours au Japon. Pas d'escapade secrète en Italie avec une fille, c'est du déjà-vu ça.

Non non non, je fais référence au coin romantique par excellence de Tôkyô. Pour ça, il faut aller à Ueno, connu pour son grand parc très apprécié des Tôkyoïtes qui abrite des grands musées très réputés, un zoo et de nombreux temples. Lieu historique puisque c'est ici qu'eut lieu l'ultime bataille en 1868 entre les troupes du Shogunat et l'armée de l'empereur. Aujourd'hui, le parc est envahi par la foule au moment de l'éclosion des cerisiers. Le lac Shinabuzo, couvert de lotus et nénuphars géants attire les couples Tôkyoïtes qui viennent y flâner durant le week-end.

En résumé, un petit coin de nature au milieu de la capitale nippone. Je n'y suis jamais allé, un dimanche ensoleillé (au milieu de jours pluvieux) représente la meilleure occasion possible. De plus, je retrouve là-bas un revenant puisque après presque trois mois de disparition, Jérémie refait surface ! Rejoints rapidement par Osanne, nous sommes prêts à flâner (oui parce qu'il faut pas se voiler la face, flâner nécessite une préparation importante et minutieuse. Beaucoup de gens y vont "à l'arrache", sans faire attention. Pauvres fous. Ils ne savent pas les risques qu'il prennent. Mais tant pis. S'ils trébuchent, c'est bien fait pour eux.)

Accaparés par les discussions de retrouvailles ("alors ? Bah vas-y raconte ! On sait pas ce que t'as fait depuis 3 mois nous ! Ahahah" et d'autres trucs dans le genre), nous déambulons dans le parc sans trop regarder à la direction. Heureusement qu'il y avait un mur à un moment, sinon on était parti pour continuer tout droit pendant longtemps encore. On passe devant le Musée national de Tôkyô sans pour autant y rentrer. Aujourd'hui, c'est ballade ! La culture viendra à un autre moment !

Juste après, un temple se profile au bout de l'allée sertie de lanternes en pierre. Mais attention ! Ce n'est qu'une illusion ! En réalité, ce n'est pas un temple, mais une gigantesque bâche avec en photo dessus le dit-temple ! Ah les fourbes, je me suis fait eu. Au moins, on a l'impression d'avoir pu voir le bâtiment.

Une fois le zoo dépassé, le chemin débouche sur le lac Shinabozu, envahi de pédalo kitsch à souhait conduits par des dizaines de couples japonais. Ni une ni deux, on décide d'y aller. Et c'est parti pour le tour en barque à 3 ! CA VA SWINGUER BABY !

Et effectivement, ça swingue, surtout avec un Jérémie déchaîné qui se gausse de voir Osanne paniquer à chaque fois que le bateau manque de se retourner suite aux balancements du sacripant. 45 minutes avec la menace de tomber à l'eau, une expérience éprouvante !

Jérémie est le premier à ramer, suivi par votre humble serviteur. Qui a eu beaucoup de mal à maintenir le bateau droit. De toute façon, c'est pour ça que je m'énervais petit quand je faisais du kayak. Ça veut pas rester droit, c'est chiant. Et puis c'est tout. Osanne prend la suite pour la dernière partie du voyage. En attendant, avec mon beau chapeau de paille et mon pantalon blanc, la rame à la main, je n'avais rien à envier à un gondolier de Venise pas vrai ? (d'où le titre, aaaaah j'ai compris maintenant). Durant mon passage à la rame, Jérémie se met bien à l'aise comme il faut. Les pieds dans l'eau, il me laisse bosser. Salaud va.



Moment fort sympa, même si les 3 européens qui parlent fort, qui s'arrosent et qui n'arrivent pas à mener leur bateau droit jurent un peu au milieu de tous les couples et les quelques familles japonaises venus profiter du romantisme de la ballade. En tout cas, on fut l'attraction du moment et on a bien fait rire les japonais qui passaient à proximité.


On continue la ballade sans chemin pré-établi et on finit par sortir du parc pour s'engager dans les petites ruelles. Petites ruelles vraiment agréables avec de nombreux magasins et de nombreuses échoppes. Le meilleur coin se situe près de la ligne ferroviaire avec des étals et des restaurants populaires, délicieux et pas chers. C'est d'ailleurs ici qu'on décide de s'arrêter prendre un bol de riz recouverts de poissons (saumon - délicieux au demeurant - pour ma part).

Histoire de se péter le bide, on complète le repas par un passage au Mcdo. Après un tel festin, la marche digestive fait le plus grand bien. Il n'est pas encore 19h mais les deux compagnons du jour ont des obligations. De retour à la gare, Jérémie se sépare de nous. Puis je me sépare d'Osanne une fois arrivé à Shinjuku. Et je m'en vais chez moi, fin du week-end.

Revoir Jérémie m'a sans doute troublé. Les photos d'aujourd'hui ne sont pas des plus réussies (mauvais réglages de l'appareil), vous me pardonnerez ! Si vous en voulez des belles, vous n'avez qu'à revoir celles de la plage à Okinawa d'abord. Non mais attends quoi, je vais mettre le tréma sur le "e" de Noël moi tu vas voir.