mercredi 26 août 2009

"Week-end à Ôsaka", bis repetita ?

Eh bien non ! Mais alors, pourquoi ce titre ? Ah ah ! Excellente question mon cher ami. C'est pourtant simple. Souviens-toi de l'époque où j'étais parti un week-end à Ôsaka, avec au programme Izakaya, Matsuri et Kaiten zushi. C'était le bon temps dis-tu ? Je ne te le fais pas dire. Insouciance et Innocence étaient de la partie. Joie était là également, bien qu'accompagnée de Fatigue et de Dépense. Finalement, on aura surtout vu Rire qui a bien occupé le devant de la scène.

Cette fois-là, les deux amies japonaises, Erina et Madoka, nous avaient hébergés. Un grand merci à elle, pour nous avoir prêté leur tapis. Quid donc de nos amies ? Sans plus tarder, je vous dévoile ce qu'il en est: en cette fin de semaine, elles ont débarquées à Tôkyô pour 3 jours ! L'occasion de belles retrouvailles, même si en l'absence de Martin, ça ne peut être pareil.

Malheureusement pour elles, elles nous ont prévenu un peu tard, ce qui fait que Louis et moi avions déjà des plans de prévus chacun de notre côté. Tant pis qu'elles nous dirent, on s'en fiche, on veut vous voir au moins un peu. Pas chiantes pour un sou ces filles-là, c'est cool.

Concrètement, ça donne de mon côté les retrouvailles le vendredi soir à Shibuya, quartier de la jeunesse hype et in de Tôkyô, bardé de néons, boites de nuit, etc. Un peu comme à Shinjuku côté quartier chaud, mais en même temps pas exactement pareil. Je vous le dis de suite, je n'ai pas de photos de cette soirée, je sais c'est honteux. Bref, ça m'a permis de constater que le japonais se rouille vite en l'absence d'entraînement quotidien. Néanmoins, malgré la fatigue accumulée durant la semaine et mes difficultés de communication, ce fut agréable. Après un repas type soba, on est parti à la recherche d'un izakaya avec open nourriture et open bar afin de fêter le lendemain le départ de Manu pour une contrée lointaine (cette fois-ci le repas rassemblait les étudiants ESSEC). Grâce aux filles, la tâche en fut facilitée, à nouveau un grand merci à elles.

Louis ne nous a pas rejoint ce soir-là pour cause de coucher tôt. Le lendemain, il a dû se lever (très) tôt pour partir faire du surf avec des japonais. Ah dur la vie d'un mec cool et tendance.

Le lendemain, au programme grasse mat', organisation de la soirée de départ et Omotenashi en fin d'aprem. L'omotenashi est un concept japonais se rapprochant de l'hospitalité à la japonaise (cf ce blog). Il mêle raffinement et beauté. Les figures les plus connues sont sans doute les geishas, qui, loin d'être l'équivalent des prostitués, consacrent leur existence à un art de vivre. Blablabla. Bref, tout ça promet d'être beau, stylé et traditionnel. Y'a intérêt vu qu'on a payé 50€ chacun (et encore, c'est discount).

Pour revenir à des choses pragmatiques, il faut savoir que ce fut très galère de trouver le lieu. Déjà, y'a l'étape Shinjuku, ou comment se paumer dans la gare en recherchant une ligne en particulier (que je n'ai pas trouvée finalement...). Ensuite arriver à la sortie d'arrivée, y'a le moment où je me rends compte que je n'ai pas de détails quant à un possible lieu de rendez-vous, pas de plan, ni d'adresse. Et que je suis déjà en retard.

Heureusement, gros coup de pot, je retrouve sans trop savoir comment Maxime, le mec bilingue du programme. Au moins, il prend les choses en main. Décryptage d'un plan du quartier, analyse d'un sms d'aide de Céline, déjà là-bas et hop, on entame un petit sprint dans les rues huppées de Nihombashi afin de rallier l'Omotenashi. Et c'est essoufflés et dégoulinant de sueur que nous faisons notre entrée avec 15 minutes de retard. Carton plein !

On nous installe à une table en compagnie d'un couple asiatique. Qui en fait parle parfaitement français (ou comment se sentir con après coup d'avoir essayé d'entamer la discussion en japonais). Le piège. À peine assis, des serveuses en kimono traditionnels se précipitent pour nous servir saké et eau. Aussitôt, les lumières se tamisent, un japonais prend la parole pour nous présenter la cérémonie. Grand sourire et anglais fluent, pas mal. Au programme, danses, démonstrations d'agilité, jeux traditionnels, dégustation de cuisine de haute qualité, moment photos. Hum ça sonne plutôt bien.

Les festivités commencent tout d’abord par une danse traditionnelle mêlant deux danseurs cachés sous un dragon et deux musiciens. Le nom de cette danse m’échappe, vous m’en voyez confus. Mais au moins, on touche dans le traditionnel à fond là. C’est très beau, solennel et amusant. Mine de rien, la performance du danseur tenant la tête du dragon est impressionnante !



Place ensuite à des démonstrations d'agilité, un cirque à la japonaise en quelque sorte. Sauf qu’ici, y’a le mec qui maitrise l’art de la théière (la faire tenir en équilibre sur un bout de bois), la fille qui gère l’art de la tasse de thé (en équilibre sur le menton), le mec qui domine l’art de l’ombrelle et enfin quelque chose de plus classique, le jongleur. Ca a le mérite d’être assez original au moins.



Suite à cela, saluons l’entrée des deux geishas. Ces dernières vont nous gratifier là aussi de danses traditionnelles, le genre de danse où tu fais trois mouvements, puis tu fais une pause, puis trois mouvements, puis tu t’assois, puis tu te relèves, puis tu bouges les bras. Bref, c’est traditionnel et ce doit être pour ca que la logique de la danse n’a pu pénétrer les tréfonds de mon esprit. Mais j’ai beaucoup aime.



Apres tant de prouesses, il est temps de nous detendre. Mais Jamy, à quoi peuvent bien jouer des geishas ? Eh ben figure-toi que c’est tout simple. Il suffit d’avoir deux éventails, un objet en équilibre sur un morceau de bois et c’est parti pour l’éclate totale. Le but du jeu est de renverser la cible sans toucher la base en bois, le tout en restant assis à 2 mètres de la cible. Yiiihhaaaaa !

Et comme les geishas s’amusent comme des petites folles, elles proposent alors au public de participer. Tout d’abord un grand américain baraque se lance, face à son pote japonais. Victoire USA. D’autres suivront, dont Maxime qui se révèlera nul. Tout simplement.

Le jeu suivant est en fait la variante geisha de pierre feuille ciseau. Les deux participants sont séparés par un paravent. La partie commence par une petite danse puis les adversaires dévoilent leur coup. Ici, ca donne tigre, samurai, grand-mère. Avec le samurai qui tue le tigre, le tigre qui bouffe la grand-mère (il est con ce tigre) et la grand-mère qui mange le samurai (si si c’est ce qu’il nous a dit le japonais). Là aussi des participants sont invités, l’occasion de franches rigolades, ah ben dis donc.

Les dernières vingt minutes sont l’occasion de prendre des photos avec les geishas, de discuter entre nous, de profiter des décors raffines. Finalement, 2h après le début de l’évènement, nous quittons ce lieu de raffinement situé dans le quartier des grands magasins. Mais pour aller ou ? À Shibuya of course, histoire de se remplir la panse et se bourrer la gueule !

Avec une organisation sans faille (heureusement qu’Erina et Madoka se souvenaient du chemin), on rejoint sans encombres le lieu de la débauche de ce soir. Au programme, pizzas, pâtes, frites, salades, bière, umeshuu (alcool de prune), the, etc. La nourriture est correcte sans être extraordinaire mais l’intérêt de la formule tabehodai et nomihodai (open nourriture + open bar) et de pouvoir discuter tous ensemble autour de la table. Tablée composée de 11 personnes, sympathique quoi.

23h, fin du repas, dilemme pour Louis et moi. Continuons-nous la soirée ou rentrons-nous pour profiter d’une bonne nuit de sommeil bien méritée ? Apres moultes tergiversations, la seconde solution est retenue. Comme quoi on est sage. Bref, moment des adieux avec Manu, séparation aux portiques de la gare, des conditions excellentes pour mettre en place une scène mélo-dramatique des plus efficaces.

Retour en train, RAS. Mais les photos sont .

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