vendredi 28 août 2009

Flaner a Tokyo

Notre volonté peut parfois flancher à l’insu de notre plein gré. C’est ce qui s’est produit ce dimanche matin là.

Alors que Louis et moi nous étions mis d’accord pour aller tôt a Harajuku histoire de profiter du marché aux puces et des boutiques de fringues marrantes, Louis a commencé la veille au soir à remettre en question ce programme. On s’était quitté sur un programme flou le lendemain matin bien qu’Erina et Madoka en furent restées sur la solution Harajuku. Je proposai a Louis de se lever assez tôt et de voir ce qu’on faisait.

C’est ainsi que je me réveille assez difficilement a 9h en ce dimanche matin. Ça me laisse un peu de marge jusqu'à 10h, heure à laquelle on prévoyait de se retrouver. Néanmoins, en 2 mails, d’un commun accord, la solution de la grasse matinée se dégage. C’est ainsi que je me rendors jusqu'à 11h20, moment ou je reçois un mail de Louis m’enjoignant de venir à Sakuradomon, près des jardins impériaux pour rejoindre les filles.

Filles qui ont passé une nuit blanche en boite de nuit à Shibuya et qui ne sont rentrées chez elles que pour se changer, en croyant qu’on irait a Harajuku le matin. Ah pauvres elles, on est salauds quand même. Pas grave, de toute façon, elles nous en veulent pas !

Bref, on se retrouve tous dans le quartier des ministères vers 12h30. Or qui dit quartier des ministères, qui plus est un dimanche, dit absence de magasins. Nous partons donc a la recherche d’un endroit où se restaurer, ce qui sera mené a bout seulement après 20 bonnes minutes de marche.

Après avoir enchainé sur un café style Starbucks (bah on est jeunes et branchés ou on l’est pas hein), on se dirige vers les jardins impériaux. Les jardins impériaux ne sont qu’une partie du domaine impérial, la seule partie ouverte au public. Il faut savoir que le palais impérial et le domaine qui lui est rattaché, situés en plein centre de Tokyo, occupent énormément d’espace. Assez surprenant lorsque l’on connait la densité urbaine de Tokyo.

Les jardins en eux-mêmes ne sont pas extraordinaires en cette saison, mais la balade est agréable en dépit de la chaleur humide de l’après-midi. On prend notre temps, on discute. Innocence et candeur se partagent le moment. Hi hi.

Au moment de la fermeture, on se replonge dans l’environnement urbain typique de Tokyo. A savoir buildings et rues propres. Et vides en ce dimanche. Tellement vides qu’on a l’impression d’être dans un film catastrophe où une épidémie aurait vidé la ville de sa population. Mais en fait, elle se cache dans les bâtiments.

Parce que le café dans lequel on s’arrête est bondé de partout. Surtout des jeunes. L’intérieur fait assez américain dans le style. Le principe de ce café repose un peu sur le concept d’open-bar pour gamins. A savoir open-soda et jus pour la modique somme de 3 euros. Yeah. Cette offre inspire Louis qui a la superbe idée de tenter le full cocktail, a savoir le cocktail qui contient un peu de tout. Notre version contient au final du Pepsi, de la limonade, du soda gout melon, du soda gout gingembre du thé glace et du café glacé. Un bon dosage est primordial sinon votre boisson sera aussi dégueulasse que la mienne.

Suite au café, direction Takadanobaba, près de Shinjuku pour aller voir un concert dans un bar. En fait, c’est une fille que l’on a vu se produire dans la rue un soir qui joue ce soir. Elle chante magnifiquement bien, joue magnifiquement du piano et est très jolie. Pas étonnant que Louis et moi n’avons pas hésité à aller la voir.

L’endroit est assez classe, piano-bar baignant dans une atmosphère sombre et tamisée. Le public d’une cinquantaine de personnes est adulte, principalement masculin au début mais finalement paritaire une fois le concert commencé. Comme prévu, la prestation de Yokota Ryoko est sublime. Les chansons au piano sont toutes très belles, les 45 minutes de concert passent très vite. Encore plus vite pour Erina et Madoka qui finissent par s’endormir durant le concert. Elles auront tenu jusqu'à 19h30 après leur nuit blanche, chapeau.

L’artiste suivante propose elle des chansons un peu plus bizarres puisque des synthés que n’aurait pas reniés Émile et Image et des chœurs assez flippant accompagnaient parfois le piano. Mention spéciale à une chanson incluant également une guitare électrique et des percussions originales, qui a pour effet de bien nous faire rire. Bref, pas extraordinaire.

Il est 21h, l’heure du départ pour les filles approchent. On se dirige vers Shinjuku ou l’on s’arrête pour déguster un bon gros bol de ramen bien de chez eux. C’est revigorant et copieux et pas cher. Cool non ?

On se sépare aux portiques sans trop savoir quand sera notre prochaine rencontre. L’avenir nous le dira. En attendant, je rentre chez moi après cette bien bonne journée. Nyark.

Photos, as usual.

1 commentaire:

  1. Vraiment salaud le coup de la grasse mat pour les filles... Elles vous aiment bien pour subir tout ça, haha !

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