lundi 28 septembre 2009

Silver week, jour 1 : Odaiba

Mon voyage à Okinawa ne commençant que dimanche, j’ai tout le samedi de libre pour découvrir un autre quartier de Tôkyô. J’opte pour Odaiba, le quartier construit sur des terre-pleins qui se veut la vitrine du Tôkyô du XXIème siècle. Au programme, des bâtiments à l’architecture remarquable, des centres commerciaux, des musées, etc.

Le commencement du voyage peut se situer au départ de la Yorumaki Line, 40 minutes après l’heure prévue à la base (j’arrive pas à estimer encore correctement le temps pour le transport). Cette ligne de métro vaut la peine d’être prise du fait qu’elle est automatisée et qu’elle passe au-dessus de la baie de Tôkyô. Ce doit être pour tout ça qu’elle est pas donnée d’ailleurs.

On arrive donc à Odaiba où tout de suite se pose la question du repas. À quelques pas de la sortie se dresse une centre commercial réunissant moults magasins. À côté du Burger japonais, du Mcdo et du magasin de fringues se trouve notamment un Condomania. Magasin spécialisé dans la vente de préservatifs en tout genre comme vous l’aurez compris. Et après une rapide visite de l’endroit, effectivement, on peut trouver de tout.

C’est rigolo tout ça, mais on a faim. En se baladant on croise une longue file d’une trentaine de personnes qui attend sur les marches d’un escalier. J’envoie donc Maxime le bilingue en reconnaissance pour comprendre de quoi il s’agit. Il semblerait qu’un izakaya (temporaire) se tienne à l’étage, ce qui explique pourquoi il y a tant de monde. Bref, ça m’échappe un peu tout ça, surtout avec tous les restos qu’on peut trouver dans le coin.

Othmane et moi optons pour le resto spécialisé dans les tempura, héritage des portugais débarqués au Japon au XVIè siècle. Très bon. D’ailleurs j’ai tout mangé alors que je ne pensais pas avoir faim. Dis donc, il a bon appétit le Alex, oh là là.

À la sortie du resto, j’aperçois des bikers japonais qui ont grave la classe avec leur bécane et leurs fringues en cuir. Petite pensée au papa qui doit faire le kéké avec sa moto japonaise. On évite, à mon grand regret le magasin consacré aux chats, mais je ne résiste pas à l’envie de le faire prendre en photo sous les oreilles de chat géantes. Ma photo au musée de Tokyo-Edo a eu tellement de succès que je ne pouvais me soustraire à la séance photo.

Après avoir retrouvé Maxime, direction le Sega center. Parc d’attraction consacré à Sega, la célèbre entreprise autour de jeux vidéos cultes. Nous payons seulement l’entrée, préférant la solution où l’on paye les attractions que l’on compte faire plutôt que de prendre un pass pour la journée mais beaucoup plus cher.

À l’intérieur, c’est 3 étages d’attractions en tout genre. Plondans un univers de néon, on visite un peu tous les coins, testant de temps quelques attractions. Mais il faut bien avouer que l’ensemble est quelque peu décevant et de toute manière le temps nous manque. Nous repartons donc relativement rapidement vers de nouvelles aventures.

L’objectif est de rallier le musée des technologies et de l’innovation à 1 km de là avant sa fermeture. Le timing est serré mais faisable. On a assez de temps pour longer un peu le bord de mer, croiser une petite statue de la liberté, traverser une fête dédiée au Mexique (d’où les nombreuses boutiques proposant tacos, steak, burritos, et bière).

Entre la fête et le musée s’étend de nombreuses espaces encore vides, créant une ambiance étrange, comme si l’endroit était sans vie, sans âme, artificiel (ce qu’il est complètement d’ailleurs).

On finit par arriver au musée à temps. Au 2ème étage (il n’y a rien au premier étage, tout comme au 3ème. En revanche, au 4ème si. Et les salles de conférence à louer sont au 6ème. Il doit y avoir une logique là-dedans, reste à trouver laquelle), plusieurs technologies sont présentées de manière ludique et interactive. C’est rigolo même si le plaisir est partiel étant donné qu’on ne comprend rien aux explications en japonais. De plus, on a la chance d’arriver juste à temps pour voir Asimo, le célèbre robot humanoïde créé par Honda capable de prouesses remarquables pour un robot : il peut courir, taper dans un ballon, simuler le crawl, se baisser, marcher, etc. Ah ces japonais, ils vont tous nous remplacer par des robots, ce sera la fin du monde !

Bon tout n’est extraordinaire dans le musée. Comme ce film en 3D, qui n’a de 3D quasiment que le nom. Mais au second degré, c’est rigolo. Bref, après avoir bien écumé ce niveau-là, on prend le chemin en boucle qui tourne autour d’une mappemonde géante pour rejoindre le niveau suivant, consacré à l’espace et au corps humain je crois.

Là je dois concéder que j’ai pas accroché du tout. C’est un musée donc il y a des explications partout. Mais personnellement je n’avais pas l’esprit à lire comment était fait le cerveau humain ou quelles étaient les caractéristiques de telle sonde spatiale envoyée dans l’espace. Je fais rapidement le tour avec Othmane, force Maxime à lacher son jouet et repart du musée sur les coups de 18h, en pestant face à un si beau coucher de soleil que je loupe. Le musée est bien fait, mais il faut aimer les thèmes développer et avoir envie de passer du temps au milieu de toutes ces explications en anglais pour en

profiter. Vu l’éloge qu’en faisait le Routard, j’en ressors là aussi un peu déçu. Mais j’ai bien rigolé à l’intérieur avec Othmane et Maxime, donc c’est pas grave, je ne regrette pas.

On essaie donc de rattraper le coucher de soleil à temps, sans grand succès. Direction ensuite le Venus Fort, un centre commercial kitch à souhait aux couleurs de l’Italie du XVIIème siècle.

Si l’entrée ne laisse rien présager, à l’intérieur effectivement le kitsch est roi. Du carton pâte partout tente d’imiter l’architecture italienne de l’époque. Et histoire de faire réaliste, on a le droit à une expo/vente d’objets consacrés à Michael Jackson avec vidéo en fond sonore. On se croirait presque dans le Milan de Stendhal dites donc.

Le centre commercial, par ce côté kitsch, mérite un petit détour. On pousse même l’expérience à aller tester le game center ouvert 24h/24 près du casino. Je tente personnellement les machines avec les pinces où l’on peut gagner de la bouffe (on trouve de tout dans ce genre de machine, les japonais ont étendu le concept à tout plein de produits, c’est assez fou). Pour finir, un petit repas au kaiten zushi à 100 yens fort sympathique.

Il est 20h passé, il est temps de rentrer, surtout que je dois encore aller chez moi faire mon sac et repartir à l’aéroport en prévision de mon départ en avion très matinal le lendemain.

Finalement, j’arrive à l’appartement à 21h30, ce qui ne me laisse, en théorie, que peu de temps pour faire mon sac, ranger mes affaires et régler les dernières broutilles. Je pense alors repartir vers 22h pour arriver tranquillement à l’aéroport, mais évidemment, impossible de partir à l’heure...

Photos

2 commentaires:

  1. Ah, c'est totalement comme le kitsch à l'américaine tout ça ! C'est dans ces moments-là qu'on en vient à regretter nos chers monuments historiques français...

    ps : mais... où est passé Louis ?

    RépondreSupprimer
  2. Ca fait déjà quelques jours qu'il est reparti en France, tu n'as pas suivi ce que j'ai écrit soeurette !

    Forcément, je m'adapte moi. Mais effectivement, il sera irremplacable !

    RépondreSupprimer